2012 - Mot du Président

Chazaud 4

 Premier trimestre 2012

par Jacques Chazaud

 

 

Arman est un artiste. Cet homme a sûrement beaucoup de goût, il a choisi une Spitfire... Mais le bougre est un rien troublé, sans doute. 

 Arman Incineration SpitfireAprès avoir dynamité puis incendié la belle (photo 1), il l'a exposée au Musée d'Art Moderne et Contemporain de Nice, comme... œuvre d'art (photo 2) ! Outre la vacuité de l'inspiration de « l'artiste » qui a commis un tel gâchis, on reste confondu devant une sculpture aussi primaire : mettre le feu à une voiture et la regarder brûler ne révèle pas une technique affirmée, pour qui se dit inspiré par une muse quelconque... Sans compter l'absence totale de créativité de « l'œuvre » : de nombreux apprentis artistes en herbe ont déjà travaillé le thème, les nuits de nouvel an, dans quelques banlieues sordides, sans connaître pour autant gloire et succès sous les cimaises...

 
Arman Incineration SpitfireIncendier une « bagnole », passe encore (à condition de ne pas s'en vanter), mais s'attaquer à une malheureuse Spitfire, voilà de quoi engendrer le plus profond dégoût de la part de tout amateur de Triumph. Ce crime nous semblera d'autant plus pervers que nombres de passionnés, au Triumph Club de France et ailleurs, passent des journées entières à restaurer nos chéries, à les bichonner, les contempler... telles des œuvres d'art ! Et une magnifique restauration à partir d'une épave en ruine (pléonasme ?) sera toujours considérée comme un chef d'œuvre, à l'inverse d'une belle Spit transformée en épave fumante !

  
Mais foin de ces considérations déprimantes, toute histoire a une fin, et toute fable sa morale. Arman est mort... Hélas pour lui. Tant mieux pour les Spitfire.

Très bonne année à tous, et à toutes les Spitfire, à très bientôt sur les routes d'Europe, et d'ailleurs...