2011 - Mot du Président

Chazaud 2

 

 

Premier trimestre 2011

par Jacques Chazaud

 

Si, comme moi, vous lisez les revues spécialisées en automobiles anciennes, vous aurez sans doute remarqué, ces derniers temps, une tendance récurrente des éditorialistes à s'épancher sur leurs soucis de points perdus et d'amendes « injustifiées » pour dépassement de la vitesse autorisée avec leur bolide.

Outre le fait qu'il ne me semble pas gratifiant de dépenser mes euros pour lire ce genre « d’information », je pense que nos amis plumitifs se trompent de combat. Les limitations de vitesse sont un fait acquis dans le monde entier, il n'y aura pas de marche arrière, et ça n'est certainement pas un problème majeur pour nos anciennes, pour peu qu'on soit un peu vigilant en agglomération.

Des menaces plus lourdes pèsent pourtant sur notre passion. Citons en vrac : la stupidité des nouveaux contrôles techniques, qui peuvent mettre au rebus une auto sans frappe à froid sur le châssis alors que le constructeur n'en a pas prévu (technocrate fou ! : on a du mal à saisir le lien avec la sécurité), t'interdiction potentielle de rouler certains jours, et/ou dans certaines zones touristiques, pour cause de pollution (écologiste égoïste et incompétent !), j'oublie la mise au pilon des véhicules avec de l'amiante dans le joint de culasse, puisque nos chers technocrates fous ont reculé sur ce point (sans doute les mêmes qui sont sûrs, mais alors vraiment sûrs, de la sécurité des centrales nucléaires...). La réglementation débile qui oblige (en théorie) lors de nos sorties à faire précéder et suivre chaque groupe de véhicules anciens d'un véhicule moderne avec gyrophare (imaginez l'ambiance au Triumph Event si on rappliquait !), l'obligation pour chaque club d'avoir un agrément « agence de tourisme » pour organiser un pique-nique de 10 voitures un dimanche. J'arrête là cet inventaire à la Prévert.

Alors que faire ? Rester vigilant, bien sûr, soutenir les actions de la FFVE notre fédération, et faire un maximum de lobbying autour de soi. Expliquer que les 340 voitures de notre club polluent moins en une année qu'un Airbus pendant les 30 premières secondes du décollage, ou qu'un troupeau de 30 vaches salers (ou bretonnes, ou normandes) qui pètent tous les jours dans leur prés, raconter comment nos voitures ne causent jamais d'accident (c'est pour cela que nos assurances sont si peu chères)... Et bien sûr, avoir un comportement irréprochable sur la route, au stationnement, aux passages cloutés...

Mais ça, ça fait bien longtemps que les membres du TCF le pratiquent ! Gardons le moral, et bonne route à tous...