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Transhumance en Artense

Samedi 12 octobre 2019

Jean-Paul Lamy

 

Small is beautiful

Les participants ne sont guère nombreux pour cette dernière sortie de l’année, onze membres de la région Auvergne du Triumph Club de France avec cinq voitures. Jean-Pierre a dû déclarer forfait, vertèbres bloquées, pauvre Martin ! Nous lui souhaitons tous un prompt rétablissement.

En bonne fille de la perfide Albion, la Triumph TR6 de Gilles fait un gros caprice côté injection, elle joue son petit « Brexit ». Isabelle et Jean-Louis renoncent donc à profiter de leur belle MGB, rouler à trois en Peugeot 3008 étant préférable.

Nous accueillons deux nouveaux membres auvergnats du club, Claire et Claude, venus à bord d’une pimpante Triumph GT6 Mk2 d’un bleu éclatant, tout juste sortie de restauration. Elle boude la vénérable ronce de noyer « so british » et arbore un tableau de bord en aluminium bouchonné, imitant les Bugatti dans leur style vintage. Bienvenue !

Le petit convoi se compose finalement de trois Triumph : Spitfire Mk4, GT6 Mk2 et TR3A, ainsi que de la Caravelle de l’animateur de région et de la moderne Peugeot 3008. L’organisation est parfaitement au point, Jean-Louis ouvre la marche et Pascal assume avec efficacité le rôle de voiture balai.

Isabelle et Jean-Louis sur leur territoire

Nous nous retrouvons à l’heure convenue à l’incontournable carrefour des « Quatre Routes de Nébouzat ». Apparemment, nos amis sont bien connus et l’accueil est d’autant plus sympathique. Un petit déjeuner original et copieux nous attend, soit debout au bar, soit confortablement installés dans le petit salon proche.

 

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L’horaire ayant ses exigences, nous partons vers le Mont-Dore où nous attendent, méchamment associés,  un vent violent et une pluie diluvienne. Nous traversons la capitale du Sancy, balayée par un vent très violent. En tête du micro-convoi, Jean-Louis est contraint d’évacuer les poubelles venues s’échouer au milieu de la route.

Comme pour la découvrir au cœur de l’été, nous montons jusqu’en haut de la station, drôle d’idée ! Nous sommes rincés, assourdis et aveuglés par des trombes d’eau ininterrompues. Les passagers de la Spitfire et de la TR4A bénéficient d’une séance de thalassothérapie appuyée. Il leur faut vider les sièges baquet et assécher ce qui peut encore l’être. Malgré une vieille capote bien française mais étanche, les passagers de la Caravelle restent presque au sec. La buée rend tout opaque et les balais d’essuie-glaces jouent petit bras, n’est-ce pas Eric ? Nous devinons notre route dans un aquarium d’altitude. Enfin, en roulant vers le sud, les tornades cessent et ciel consent à se dévoiler quelque peu.

Enfin l’Artense

Au terme d’un itinéraire bien sympathique une fois les orages passés, nous arrivons au château de Val, haut-lieu incontournable de l’Artense. Le ciel est toujours un peu maussade, mais nous découvrons le château à marée basse. En effet la sécheresse de l’été a conduit à ouvrir les vannes du barrage sur la Dordogne. Juste une petite halte avant de reprendre la route pour Bort-les-Orgues.

         
     
         

Le « Musée de la Tannerie et du Cuir » nous attend. Mais nos épouses, plutôt que de se rendre comme prévu à l’entrée du musée, se précipitent tout de go vers le magasin d’usine tout proche, fièvre acheteuse oblige ! Ouf, elles ne succombent pas trop aux charmes de la pseudo-braderie et rejoignent assez vite le groupe.

Après la séance vidéo devenue un préliminaire obligatoire, un jeune guide nous fait visiter le musée. Il a bien appris sa leçon, mais grâce à son jeune âge, il n’a jamais souffert dans cet univers terrible qu’étaient les les tanneries d’antan et son discours reste trop académique.

         
     
         

Retour en Tarentaine

Le soleil revenu, une petite route bien agréable nous conduit jusqu’au petit village perdu de Saint-Etienne-de-Chomeil. Nous passons très près de Saran, proche de Champs-sur-Tarentaine, où nous avons particulièrement apprécié l’excellent restaurant « La Ferme aux Fleurs » lors d’une précédente sortie.

La jolie église de Saint-Etienne-de-Chomeil arbore un original clocher à peigne, assez rare dans nos contrées. Nous garons nos voitures devant le restaurant « Les Glycines ». Là encore, on reconnait la patte des organisateurs. Jean-Louis semble fort connu dans ce coin perdu au fin fond de l’Auvergne. L’accueil est plus que sympathique et le repas vraiment gastronomique. Comment ne pas apprécier, dans ce cadre enchanteur, un déjeuner fabuleux dans une excellente ambiance ? Bravo donc à Isabelle et Jean-Louis pour le choix de ce restaurant qui vaut le détour, bravo à Françoise et Pascal pour le choix d’un menu qui fait l’unanimité.

           
       
           
     
           

Musée de l’Avèze

Nous faisons route par beau temps jusqu’à Riom-es-Montagnes. Nous passons devant la gare où deux autorails d’un autre âge attendent un hypothétique départ. Apparemment, il n’y a pas foule sur les quais. L’usine l’Avèze est devant nous. Riom-es-Montagnes est la capitale de l’emblématique liqueur produite à partir de la gentiane qui s’épanouit dans les monts d’Auvergne.

C’est une guide motivée et plus que dynamique qui nous accueille. Elle sait mettre en valeur « son » Avèze, faisant fi de tout ce qui pourrait la concurrencer. Nous savons désormais tout, tout, tout, sur la gentiane est ses produits dérivés, à condition qu’ils soient d’ici, bien entendu ! Il existe plusieurs sortes d'Avèze, certaines peu titrées en alcool sont destinées à la grande diffusion, d'autres plus rudes sont destinées à la consommation locale, bref aux véritables Auvergnats ! Pour céder à la mode et suivre les caprices du marché, il existe également des Avèze Cassis et des Avèze bière-orange et bière citron. Enfin, pour suivre la tendance du moment, l'apéritif Spritz, Avèze propose un ersatz d'Apérol baptisé Avèze'Roll. Bref, à l'heure du goûter, certains d'entre-nous ont « adoubé » la redoutable gentiane réservée aux purs Auvergnats !

         
     
         

Murol plage

Le lac Chambon accueille le pot de dispersion. Heureusement qu’en cette saison, il est possible d’approcher ce haut-lieu touristique, pratiquement inaccessible en été. Le Triumph Club de France ne reconfigure pas la terrasse de l’établissement comme à l’accoutumée, les traditions se perdraient-elles ?

         
     
         

Un grand merci aux organisateurs : Isabelle et Jean-Louis, Françoise et Pascal, qui nous montrent une nouvelle fois savoir-faire, cette belle sortie restera dans nos mémoires.

Et demain ?

Vous êtes tous conviés au déjeuner de fin d’année qui aura lieu samedi 14 décembre prochain. Vous serez tenus informés en temps utile du lieu retenu pour cette dernière rencontre festive de l’année. La région Auvergne du Triumph Club de France vous attend nombreux, avant une excellente saison 2020.

     
0000 Road Book       

 


 

 

Au cœur de l'Aubrac

Samedi 21 et dimanche 22 septembre 2019

Jean-Paul Lamy - L'essentiel des photos est de Christiane Bruhat, grand merci !

 

Samedi

Ce samedi est une journée bien ensoleillée. Les onze voitures inscrites sont toutes présentes chez Isabelle et Valery, au « Relais des Puys » d'Orcines. Jean-Paul est venu en célibataire, Agnès ayant un petit problème de santé. Nous sommes donc vingt-et-un participants. Les membres de la région Auvergne accueillent avec plaisir deux invités venus de Saint-Pourçain-sur-Sioule au volant d’un beau cabriolet Peugeot 504. Un équipage de la région Périgord se joint à nous, quel bonheur cette Auvergne !. A la fin du petit déjeuner, les organisateurs de cette sortie automnale distribuent un roadbook magistral, concis et complet. L'un des leaders du jour arbore un splendide blouson de compétition. Ainsi fièrement harnaché, appelons-le désormais « Aston » plutôt que Jean-Pierre !

 

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Aston prend donc la tête du convoi et Patrice G. assure le difficile rôle de voiture balai. Nous empruntons un itinéraire connu jusqu’à Egliseneuve-d’Entraigues, en passant par Murol et en contournant Besse-en-Chandesse. Ensuite nous roulons sur de petites routes bien sympathiques jusqu’à Condat. Première halte sur un parking à l’entrée de la petite bourgade. Le café pressenti pour nous servir un cordial réconfortant est fermé, malgré les promesses des tenanciers. Aussi, nous marchons vers le centre de la cité jusqu’à découvrir le petit bistro ouvert que nous envahissons. Pour assouvir son irrépressible inclination pour les petites siestes furtives, Chantal V. reste blottie dans sa Triumph.

     
  
     

Notre convoi s’étire le long de petites routes sinueuses jusqu’à Pierrefort. Nous ne rencontrons quasiment personne en traversant Saint-Bonnet-de-Condat et Murat. Nous arrivons pour déjeuner à « L’Hôtel du Midi », haut lieu de Pierrefort, où nous attendent que de bonnes surprises. Le places devant le restaurant sont réservées, balisées par des panneaux annonçant une exposition de voitures anciennes. L’intérieur de cet ancien établissement est décoré avec goût et le repas qui nous est servi réellement gastronomique, il allie goût et originalité. Tous se souviendront de l’étuvée de cabillaud aux agrumes, croûtons de tomates au Saint-Nectaire, choux farci au saumon et Saint-Jacques, moules et crevettes. Mais si !

         
     
         
   
         
   
         

En fin de repas, Jean-Paul signale aux restaurateurs qu’ils ont commis une grave erreur. Leur visage se décompose et ils s’attendent au pire. Leur seule erreur est d’avoir procédé à son interview par le journal « La Montagne » avant et non après le déjeuner, d’où l’impossibilité de faire l’éloge de l’accueil et de l’excellent repas. Les restaurateurs respirent à nouveau, ils apprécient visiblement le compliment.

La route qui nous mène à Nasbinals en passant par Pont-de-Tréboul est étroite mais bien belle. Nous garons tant bien que mal nos autos sur la place du village, au pied de l’église sous le porche de laquelle nous attend notre guide. Visiblement dans un état second, elle nous fait un discours digne du fameux sketch de « L’eau ferrugineuse » du regretté Bourvil. Au fil de sa prestation, son état d’ébriété ne fait plus aucun doute. Elle cherche ses mots, s’adresse à son auditoire comme à de jeunes enfants. Comment peut-elle penser que les Auvergnats que nous sommes ignorent ce qu’est une église romane ou une roche basaltique ? En visitant la jolie maison qui abrite l’office du tourisme, nous apprenons que notre guide n’en fait plus partie. Nous comprenons vite pourquoi elle est vêtue d’un ciré jaune de marin pêcheur, sans doute craint-elle l’eau !

         
     
         

Nous ne sommes guère éloignés de Marvejols. Avant de rejoindre l’hôtel, les participants complètent leur plein d’essence puis prennent possession de leur chambre. L’hôtel est moderne et confortable, l’accueil très sympathique. Nous ne verrons pas la jolie petite cité de Marvejols, capitale du Gévaudan, sa visite même brève n’est pas prévue au programme, malgré la belle image du roadbook. Bon dîner à l’hôtel avec une saucisse aligot. Bonne nuit, sauf pour deux équipages qui bénéficient d’un voisinage plutôt bruyant au sortir d’un mariage.

 

Dimanche

Le temps devient incertain et beaucoup de voitures restent capotées. Pour le début du parcours, les organisateurs décident de ne pas suivre l’itinéraire prévu par le roadbook, mais de rejoindre Saint-Chély-d’Apcher par une route plus directe. Initialement, il était question de visiter une réserve de bisons, mais celle-ci ne peut nous accueillir, adieu donc l’itinéraire « bison fûté ». En cours de route, nous faisons halte dans une fromagerie, histoire de faire quelques emplettes. Le parking de la fromagerie est déjà occupé par une escouade de Porsche pour le plus grand plaisir de Jean-Pierre G. qui en profite pour échanger avec ses coreligionnaires.

Nous reprenons la route jusqu’au « Musée de la Métallurgie » de Saint-Chély-d’Apcher hébergé dans un ancien hôpital. Beaucoup d’entre nous ignorent que cette petite ville du massif central est un centre important de l’industrie de l’acier. Après bien des évolutions et restructurations depuis le début du siècle dernier, l’usine fait aujourd’hui partie du groupe Arcelor-Mittal.

Nous sommes accueillis par deux des membres de l’association qui gèrent le musée. Visiblement contents d'avoir des visiteurs, ils sont intarissables sur leur propre histoire, qui prend souvent le pas sur celle de l’activité métallurgique. Les participants se dispersent quelque peu, certains préfèrent visiter les salles du musée plutôt de subir la logorrhée de nos hôtes. En fin de visite, c’est la traditionnelle photo de groupe avec le drapeau du club, liturgie oblige !

           
        
           
     
           
     
           
         
           

Le temps est de plus en plus incertain et la pluie risque de survenir à tout moment. Le convoi file vers Venteuges, cap sur le restaurant « La Pastourelle », déjà connu de certains d’entre-nous. Da, ils se souviennent de sa patronne Ukrainienne ! Nous sommes alignés le long d’une interminable table étroite, bornée par les murs de la salle. Nous apprécions un original magret en papillote à l’orange et au miel. Les conversations vont bon train. Mais la route de retour est encore longue.

         
   
           

Un joli itinéraire nous conduit à Langeac où nous rejoignons la route nationale 102 qui nous ramène en Auvergne en contournant Brioude. La pluie fait son apparition et ne nous lâchera plus. L’équipage Périgourdin, roulant cheveux au vent jusque-là, recapote en catastrophe à « La Chaumette ». Nous sommes contraints de dancer sous la pluie jusqu’à Saint-Germain-Lembron. Nous nous retrouvons pour un dernier verre au « Bar le Paris ». Aujourd’hui, pas question de réorganiser comme à l'accoutumé la terrasse de l’établissement, tous se précipitent à l’abri à l’intérieur.

         
     
         

C’est l’heure de la dispersion. Comme l’autoroute qui mène à Clermont-Ferrand est fermée en raison des travaux d’élargissement, plusieurs petits convois se forment, suivant un « poisson pilote » connaissant bien le secteur. La pluie a redoublé, la nuit est tombée et chacun regagne ses pénates au rithme cadencé des essuie-glace.

Heureusement que la pluie ne se soit manifestée que dimanche en fin d’après-midi. Nous avons pas mal roulé dans sur les jolies routes du Puy-de-Dôme, du Cantal, de la Lozère et de la Haute-Loire, avec de splendides panoramas. Tout s’est bien passé, pas de panne, une bonne ambiance, un atmosphère conviviale.

Grand merci et bravo aux organisateurs de ces deux belle journées : Martine, Maryline, Jean-Pierre et Patrice. Merci Aston, merci shériff !

     
   0000 Road Book

 


 

 

 

Les Monts de la Madeleine

Dimanche 21 juillet 2019

Jean-Paul Lamy

 

Faut-il le répéter, trois ingrédients font le succès d’une sortie et ils sont bien réunis : le beau temps, le beau temps et le beau temps. Malgré un ciel un peu couvert aux premières heures de la matinée, nous subissons ensuite des températures extrêmement élevées. Cette canicule est-elle une amie ou une ennemie ? Comme toutes nos « anciennes » et leurs « vieux » passagers rentrent le soir à bon port, elle s’avère une alliée positive.

Au bar du Domaine de Randan, on se retrouve à l’heure convenue pour le petit déjeuner de circonstance. Nous avons le plaisir d’accueillir deux nouveaux membres, Marie-Line et Bernard. Quand vous découvrirez le métier de notre ami Bernard, vous comprendrez pourquoi il nous présente un vrai bijou qui vaut de l’or : une rutilante Triumph GT6 Mk2 « Signal Red ». L’animateur de région leur remet la plaque de rallye « Auvergne » pour sceller leur entrée dans le club. Bienvenue !

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Au nom de l’équipe organisatrice, Eric présente la sortie du jour, concoctée avec amour. N’oublions pas qu’il est plus motard que jamais (au guidon d’une Triumph) et qu’il affectionne particulièrement les petites routes étroites et délaissées. Monique et Patrice ont validé un parcours et des animations du plus grand intérêt, tout est parfait ! Nous sommes quasiment les seuls à emprunter des départementales oubliées, sinueuses à souhait, bordées d’arbres nous protégeant du soleil. Petit bémol, pourquoi rouler vers l’est le matin et vers l’ouest l’après-midi ? Certains affirment que c’est pour tester l’efficacité des pare-soleils. D’aucuns roulent à ciel ouvert, d’autres restent bien à l’abri, blottis sous leur capote pour se protéger d’un soleil ravageur.

Eric distribue les roadbooks et rappelle les règles essentielles de circulation en convoi. Il oublie de mentionner que le roadbook en carton peut parfaitement tenir le rôle d’éventail, l’absence de climatisation se faisant chaudement ressentir dans nos anciennes. Mais pourquoi s’excuse-t-il de vouloir nous faire cheminer le long de petites routes étroites et désertes ? C’est pourtant ce que nous adorons tous !

Quelqu’un, dont par charité on ne citera pas le nom, constate que la présence d’une vulgaire Caravelle ne peut que déprécier ce fier rassemblement d’authentiques cabriolets anglais. Ce à quoi le conducteur de la voiture française répond tout de go qu’au contraire, cela ne peut que mettre en valeur les belles Triumph.

Le Triumph Club de France est soucieux de son image et la porte haut. Elégance et symétrie sont au rendez-vous, avec deux emblématiques Triumph TR3 d’un rouge éclatant, celle de Monique et Eric ouvrant le convoi, celle de Christiane et Patrice fermant la marche. Personne n’ignore l’efficacité de Patrice, c’est un chien de berger efficace qui ne laisse aucune chance de s’échapper aux brebis éprises de liberté. Chose assez rare au milieu de la caravane, un joli cabriolet Herald Britt emmène trois personnes, au lieu des deux passagers habituels. Eh oui, il existe des Triumph familiales !

Ne pouvant pas participer à cette belle sortie mais venu en voisin Jean-Pierre, l’homme de Charmes (mais si !), vient nous saluer à bord de son extraordinaire Jaguar SS100. Ligne sculpturale, coloris scintillant, chromes étincelants, phares impressionnants, cuirs du meilleur aloi, tout y est. Mais aussi beau soit-il, ce splendide roadster est une réplique, ce que ne manquent pas de souligner nos incorrigibles « spécialistes ». Pour eux, c’est une voiture de « Kéké » pour frimer, dotée d’une mécanique décevante pour un pur-sang Jaguar. Moins jaloux et sans doute et plus esthètes, d’autres constatent que finalement, c’est une originale et intéressante évolution de la populaire « Coccinelle ».

Le convoi de vingt-quatre équipiers et douze voitures s’élance à l’heure prévue. Nous transitons par « Le Guérinet ». Saurons-nous un jour si ce haut-lieu de l’Allier est le berceau lointain d’un de nos camarades émérites ?

 

 

Nous traversons Saint-Yorre, temple du thermalisme, par bonheur sans tester ses fameuses sources, il faut économiser l’eau avec la sécheresse en cours. Nous quittons la vallée de l’Allier, montons jusqu’à Busset, avant d’attaquer la montagne bourbonnaise. Et c’est ainsi qu’après une navigation paisible, sans surchauffe, nous rejoignons le musée agricole de Saint-Clément. Perdu au fin fond d’une vallée isolée, ce discret musée cache bien son double jeu : une exposition de matériel agricole des temps jadis et un atelier de fabrication de sabots.

         
   
         
   
         

Exempt de tout sabotage au fil des ans, le vieux matériel à dupliquer les sabots de nos ancêtres fonctionne, manifestement sans tenir compte des normes de sécurité d’aujourd’hui, sinon quel en serait l’intérêt historique. Médusés, nous assistons à la fabrication d’un petit sabot de bois que Marie-Noëlle s’empresse d’emporter en souvenir. Malgré le talent qu’on lui connaît, elle n’a pas su convaincre le sabotier à l’ancienne de lui fournir une vraie paire à sa pointure.

Parmi les vieux tracteurs agricoles produits juste après-guerre, nous contemplons un « petit gris » Massey-Fergusson « TE100 », certes en piteux état, mais doté du même bas-moteur « Standard » que les premières Triumph TR. Donc côté mécanique, c’est une réunion de famille entre cousins.

         
   
         
 

Grand maître de l’horloge, Eric siffle la fin des flâneries au milieu de ce beau capharnaüm d’antan. Retour aux voitures. Nous revenons sur nos pas jusqu’au Mayet-de-Montagne où nous attend « La Vieille Auberge », tapie derrière l’église. Difficile de garer nos voitures, car la messe dominicale n’est pas terminée.

Avant de nous attabler, nous visitons la maison locale de l’artisanat, dont l’éventail des produits proposés est surprenant. S’ensuit un excellent repas dans un décor d’antan, désuet mais fort sympathique. Nous découvrons vieilles photographies et publicités d’un autre âge. L’ambiance est aussi au beau fixe. Certaines habitudes ont la vie dure, plutôt que de se mélanger afin d’être en contact avec le plus de monde possible, les couples ne savent pas se séparer le temps d’un repas, ils vont jusqu’à réserver leur place, hors de portée de voix de soi-disant amis. Craignent-ils des révélations savoureuses ou inattendues. Le temps passe agréablement, mais bien entendu, il nous faut être à l’heure pour admirer l’étonnante horloge de Lavoine.

             
       
             

Dès qu’on part pour Lavoine, les chevaux des Triumph sont tout excités, mais nous roulons doucement vers notre objectif, sans cravacher. Et nous voici devant l’horloge à eau et à billes, il n’y en aurait que trois dans le monde ! Entrainée par le flux continu et régulier de l’eau, une roue à aubes permet de remonter de grosses billes d'un bois exotique dans un dédale de goulottes calibrées qui basculent pour libérer leur contenu une fois un certain poids atteint. Et c’est ainsi que le temps passe, de chocs de billes en bascules de chenaux. On attend avec patience la prochaine heure ronde pour assister au grand branle-bas des billes qui dévalent leurs tobogans ! « Strike ! »

     
 
   
         

Comme le mécanisme digne d’Astérix le Gaulois risque de se gripper à tout moment pour de multiples raisons, Eric a suivi une formation appropriée pour remettre le système en marche en cas de dysfonctionnement. Bravo Eric : non seulement il est le maître du temps, mais il touche sa bille ! Chers amis organisateurs des prochaines sorties, pousserez-vous comme Eric la conscience professionnelle à un tel point ?

Tout le monde est passionné par l’impressionnant mécanisme, à la fois simple et complexe, rustique et ingénieux. Fins observateurs, les amoureux de la mécanique découvrent que la roue à godets est entraînée aujourd’hui par un discret moteur électrique. Pour couvrir le tout, la machine fonctionnant normalement à l’eau est bien à l’abri sous son toit. Enfin, le marketing de l’horloge gagnerait à être amélioré. Une bille de couleur parmi toutes les autres, sans aucune raison valable, amènerait moult questions sans réponse. De même, numéroter les boules pourrait faire croire à une loterie de fortune, et Dieu sait qu’il y a des adeptes !

Retour au bar du Domaine de Randan. Pas de surchauffe mécanique, nos voitures anciennes ont assuré ! Comme notre parcours est éloigné de la chaîne des Puys, personne n’a abandonné le convoi en cours de route et les vingt-quatre participants se retrouvent, tout comme le matin, à la terrasse de l’établissement pour le traditionnel pot de détente. Exceptionnellement, nous n’avons pas réaménagé la terrasse et avons bavardé sous le chaud soleil jusqu’à la fricassée de museaux de rigueur : joue contre joue et choc des lunettes.  Tous les participants sont satisfaits de cette balade sous un grand soleil, malgré la température plutôt étouffante !

Belle journée... Nous comptons sur les organisateurs de cette sortie réussie pour rééditer le même exploit l’an prochain. Bravo à Monique, Eric et Patrice. Comme à l’accoutumée, efficacité, originalité, gentillesse et modestie étaient au rendez-vous. Chers amis auvergnats, merci d’être venus si nombreux et à très bientôt.

     
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2019 Mulhouse BandeauAuvergneCités de l'Automobile et du Train

 

Samedi 6 et dimanche 7 avril 2019

Jean-Paul Lamy

 

Un week-end de printemps en Alsace

Peux nombreux, mais très motivés, cinq passionnés rejoignent la lointaine Alsace. Malgré un kilométrage redouté, c'est une expédition atypique sur un lieu de légende pour les amoureux de l’automobile ancienne : la visite de la « Cité de l’Automobile ». Ce grand musée met en valeur l'incroyable collection Schlumpf, absolument fabuleuse ! Comme un bonheur n’arrive jamais seul, nous commençons notre escapade alsacienne par la visite d'un autre musée national tout aussi passionnant, la « Cité du Train », le plus grand musée ferroviaire d’Europe. De la vapeur au TGV, nous ne sommes pas déçus par la découverte des chemins de traverses !

Heureusement, le meilleur l'a emporté sur le moins bon. Les deux musées sont fantastiques et notre bonheur fut complet. Même la météo d'avril s'est montrée relativement clémente. Petit bémol, l'hôtel envisagé, « Le Bristol » au centre ville étant complet, nous nous sommes rabattus sur un hôtel que nous nous empressons d'oublier. La chaîne Ibis a encore beaucoup de progrès à faire au niveau de l'accueil, de la qualité du petit déjeuner délibérément minimaliste et de l'insonorisation, nous n'ignorons rien des ébats fort sonores dans cet établissement parfaitement isolé de tout, sauf du bruit !

Mais oublions tous ces petits malheurs, tout va pour le mieux, la région Alsace du club sait vivre ! Un membre sympathique vient nous accueillir sur ses terres avec son épouse. Ils déjeunent avec nous puis nous accompagnent à la « Cité du Train ». On admire locomotives, voitures et wagons surgis du passé et partis sans crier gare ! Le progrès arrive à grands pas, sans  prendre en compte un romantisme ferroviaire jugé décadent. Pourquoi se priver du charme des wagons-lit de l'Orient Express, des voitures restaurant du Mistral et autre Capitole ? On déplore ces avancées technologiques style plateau-repas qui vouent aux gémonies l'agréable et doux confort d'antan ! Arrêtons ces erreurs d'aiguillage et revenons en arrière. De grâce, rendez-nous cette agréable molesse, ce voluptueux confort et cette adorable décoration art-déco qui ne saurait vieillir !

 Le soir, grâce à nos amis alsaciens, nous découvrons un excellent restaurant typique dans les ruelles piétonnes de la cité, « Le Saüwadala ». Mémorable et roborative choucroute, si, si, accompagnée de la découverte pour d'aucuns d'un excellent vin local : l'Edelzwicker ! Nous passons une excellente soirée. Alsace, Auvergne, les régions commencant par "A" sont bien inspirées ! Notre sympathique participante, professionnelle du piano à bretelles, s'est bien gardée d'ammener son accordéon, peut-être s'en remettra-t-on ! Nous rêvons toujours de parcours sans fausse note, nos sorties doivent monter en gamme ! Mais l'entrain et la gentillesse de notre amie ont vite fait oublier l'éclosion d'un « Bœuf » improbable !

 Cliquez sur les images pour les agrandir.

2019 Auvergne Mulhouse Restaurant 2019 Auvergne Mulhouse Train 1

2019 Auvergne Mulhouse Train 2     2019 Auvergne Mulhouse Train 3
     

0000 VideoLe lendemain, c'est l'apothéose avec la visite de la « Cité de l'Automobile ». Ce musée est réellement extraordinaire avec ses salles à thème éclairées par des reverbères copiés sur ceux du pont Alexandre III. C'est fabuleux, démesuré, inatendu !

Madrés, deux d'entre-nous se laissent tenter par une offre alléchante, moyennant finances : conduire une voiture ancienne sur le petit circuit de la « Cité de l'Automobile ». Ils délaissent momentanément la visite des salles du musée, l'un pour prendre le volant d'une Chevrolet Corvette C1, l'autre pour écouter vrombir une Porsche. Hélas, nos pilotes chevronnés découvrent qu'ils n'ont pas l'autorisation de dépasser les 70 kilomètres heure, même pas les fatidiques 80 ! Quelle tristesse de voir ces bolides se trainer lamentablement sur la piste, à la vitesse  de leurs ancêtres d'avant 1914 ! Cet intermède les prive d'une visite plus approfondie de l'exceptionnelle collection de la « Cité de l'Automobile ». 

2019 Auvergne Mulhouse Schlumpf 1

2019 Auvergne Mulhouse Schlumpf 2     2019 Auvergne Mulhouse Schlumpf 3
     
2019 Mulhouse 2   2019 Mulhouse 1
     

0000 VideoCette expédition est certainement à refaire, mais sur une période plus longue, trois jours pourquoi pas en semaine. Elle pourrait permettre de visiter trois musées :

  • la « Cité du Train » de Mulhouse,
  • la « Cité del'automobile » de Mulhouse,
  • « l'Aventure Peugeot » à Sochaux-Montbéliard.

0000 VideoNous savons que nous pouvons compter sur nos amis alsaciens pour leur sympathique accueil. Merci encore Martine et Norbert ! 

Le long retour a été animé par le sordide chant du Coyote, désagréable mais si utile. Les conducteurs s'en sont sortis une nouvelle fois sans contribuer au redressement des finances publiques, bien qu'il aient été systématiquement attendus au bout de tronçons rectilignes, au bas de descentes sans danger, voire dans des villages déserts le dimanche.

En tous cas, on retournera volontiers en Alsace !

 


0000 Panorama AuvergneAuvergneRetour au plateau de Gergovie

 

Samedi 30 mars 2019

Jean-Paul Lamy - Photos Chantal et Gérald

 

A Riom, au cœur de la plaine de Limagne, le stage de mécanique de printemps vient de se terminer. Un des participants de ce stage, Gérald, se joint aux dix-sept Auvergnats pour la première sortie régionale de l’année.

En fidèles Gaulois, nous ne restons pas dans la plaine, nous honorons la mémoire de Vercingétorix, notre héros arverne, en montant au plateau de Gergovie, sa dernière et grande victoire avant la tragédie d’Alésia.

2019 Auvergne Gergovie Panorama

Les trois conditions essentielles à la réussite d’une sortie sont bien réunies : le beau temps, le beau temps et le beau temps. Un autre facteur du succès de cette première randonnée est un kilométrage volontairement limité. En effet, nous ne maîtrisons pas les caprices de la météo et il aurait été dommage de parcourir une longue route par mauvais temps. Heureusement, le soleil est bien là.

2019 Auvergne Gergovie Orcines Relais des PuysRendez-vous pour un bon petit déjeuner au Relais des Puys d’Orcines, chez nos amis Isabelle et Valéry. Mais 8h30, c’est avant l’aube pour certains ! Le parking de l’hôtel accueille progressivement les voitures anciennes et nous prenons le temps de les admirer sous un soleil déjà chaud. Bons camarades, nous ne stigmatisons pas les afficionados de la nicotine qui jouent les prolongations à l’extérieur.

Puis le convoi prend la route. Onze voitures dont sept Triumph, le club n’a pas perdu son âme ! Frisant l’irrévérence, d’aucuns demandent à l’animateur de région de troquer son antique Renault pour une pimpante Triumph, peine perdue ! La Caravelle prend la tête du convoi. La belle TR3 rouge de Patrice, la plus ancienne de nos voitures, ferme la marche et perpétue avec brio la réputation des chiens de berger auvergnats !

Une petite halte au bord du lac d’Aydat s’impose, avant d’emprunter une jolie route sinueuse qui nous offre des panoramas exceptionnels sur les monts du Sancy encore enneigés. Au fil des kilomètres, le paysage change sans cesse et nous présente différentes facettes de notre chère Auvergne.

 

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Nous arrivons à Saint Saturnin, petit bourg qui recèle un trésor, la plus petite des cinq églises romanes majeures d’Auvergne, elles sont si belles ! Sur la place du village, derrière le Tub Citroën rutilant et la 2 CV de service du « Bistrot d'ici », dument estampillé bistrot de village, nous finissons par trouver notre guide, il est discret, charmant et peu bavard, fait exceptionnel dans cette engeance.

             
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Nous déambulons le long des ruelles de la vieille cité viticole où les petites habitations sont perchées au-dessus des caves et celliers. Nous longeons ensuite le grand château, avant d’atteindre l’église romane dont le soleil éclaire les pierres blondes. Nous flânons dans le petit jardin qui offre une vue exceptionnelle sur l’abside de l’église, c’est l’ancien cimetière qui surplombe la rivière, la Monne serpentant en contrebas. En raison de l’éternel chronomètre et de la forte pente des calades, nous n’allons pas explorer les lavoirs sis au fond de la vallée.

             
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 Nous découvrons la belle église, descendons dans la crypte, admirons les vitraux que le soleil met bien en valeur. Notre guide fait l’éloge de sa cité, c’est légitime. Il nous entraine dans les vieilles ruelles piétonnes, bien pentues et bordées d’anciennes demeures généralement bien restaurées. Son grand mérite est de nous avoir donné envie de revenir à Saint Saturnin, village que la majorité d’entre nous connaissait, mais traversait sans s’arrêter, ignorant ses trésors cachés.

             
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Retour aux voitures sous un beau soleil. Les plus hardis n’hésitent pas à décapoter. Le convoi s’ébroue et prend la direction de Gergovie. En passant par Chanonat, nous admirons au passage le château de La Bâtisse, enchâssé dans l’étroite vallée, avant d’attaquer la petite route qui monte jusqu’au plateau historique.

Nous alignons nos autos devant le monument érigé à la gloire de Vercingétorix et bénéficions d’une extraordinaire vue plongeante sur Clermont-Ferrand et ses environs. Avec un beau soleil, la visibilité est excellente.

             
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Le restaurant « La Hutte Gauloise » nous attend. Nous nous entassons dans une petite salle bien sympathique, avec une vue panoramique sur la plaine. Après le kir de rigueur, nous avons droit à un menu certes épuré, mais excellent : une potée auvergnate roborative suivie d’un vacherin spectaculaire, le tout arrosé d’un « petit » vin rouge local.

             
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Retour au Relais des Puys par le chemin des écoliers. On passe devant le célèbre circuit de Charade, où les riverains arrivés bien après l’installation de la piste ont pratiquement réussi à mettre fin à toute manifestation sportive !

Avec le printemps l’arrivée de la nuit est plus tardive. Aujourd’hui, nous profitons d’une belle soirée d’été. La terrasse derrière l’hôtel, bien abritée, est chauffée par un soleil ardent. C’est le pot de détente qui met fin à cette belle première sortie de l’année.

Un convoi soudé, pas de panne, pas de prise de tête à chaque carrefour, une bonne humeur communicative, de bons échanges, que souhaiter de mieux ?

Merci les amis d’être venus nombreux. A nous revoir bientôt !

     
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