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Transhumance en Artense

Samedi 12 octobre 2019

Jean-Paul Lamy

 

Small is beautiful

Les participants ne sont guère nombreux pour cette dernière sortie de l’année, onze membres de la région Auvergne du Triumph Club de France avec cinq voitures. Jean-Pierre a dû déclarer forfait, vertèbres bloquées, pauvre Martin ! Nous lui souhaitons tous un prompt rétablissement.

En bonne fille de la perfide Albion, la Triumph TR6 de Gilles fait un gros caprice côté injection, elle joue son petit « Brexit ». Isabelle et Jean-Louis renoncent donc à profiter de leur belle MGB, rouler à trois en Peugeot 3008 étant préférable.

Nous accueillons deux nouveaux membres auvergnats du club, Claire et Claude, venus à bord d’une pimpante Triumph GT6 Mk2 d’un bleu éclatant, tout juste sortie de restauration. Elle boude la vénérable ronce de noyer « so british » et arbore un tableau de bord en aluminium bouchonné, imitant les Bugatti dans leur style vintage. Bienvenue !

Le petit convoi se compose finalement de trois Triumph : Spitfire Mk4, GT6 Mk2 et TR3A, ainsi que de la Caravelle de l’animateur de région et de la moderne Peugeot 3008. L’organisation est parfaitement au point, Jean-Louis ouvre la marche et Pascal assume avec efficacité le rôle de voiture balai.

Isabelle et Jean-Louis sur leur territoire

Nous nous retrouvons à l’heure convenue à l’incontournable carrefour des « Quatre Routes de Nébouzat ». Apparemment, nos amis sont bien connus et l’accueil est d’autant plus sympathique. Un petit déjeuner original et copieux nous attend, soit debout au bar, soit confortablement installés dans le petit salon proche.

 

Cliquez sur les images pour les agrandir.

    
         

L’horaire ayant ses exigences, nous partons vers le Mont-Dore où nous attendent, méchamment associés,  un vent violent et une pluie diluvienne. Nous traversons la capitale du Sancy, balayée par un vent très violent. En tête du micro-convoi, Jean-Louis est contraint d’évacuer les poubelles venues s’échouer au milieu de la route.

Comme pour la découvrir au cœur de l’été, nous montons jusqu’en haut de la station, drôle d’idée ! Nous sommes rincés, assourdis et aveuglés par des trombes d’eau ininterrompues. Les passagers de la Spitfire et de la TR4A bénéficient d’une séance de thalassothérapie appuyée. Il leur faut vider les sièges baquet et assécher ce qui peut encore l’être. Malgré une vieille capote bien française mais étanche, les passagers de la Caravelle restent presque au sec. La buée rend tout opaque et les balais d’essuie-glaces jouent petit bras, n’est-ce pas Eric ? Nous devinons notre route dans un aquarium d’altitude. Enfin, en roulant vers le sud, les tornades cessent et ciel consent à se dévoiler quelque peu.

Enfin l’Artense

Au terme d’un itinéraire bien sympathique une fois les orages passés, nous arrivons au château de Val, haut-lieu incontournable de l’Artense. Le ciel est toujours un peu maussade, mais nous découvrons le château à marée basse. En effet la sécheresse de l’été a conduit à ouvrir les vannes du barrage sur la Dordogne. Juste une petite halte avant de reprendre la route pour Bort-les-Orgues.

         
     
         

Le « Musée de la Tannerie et du Cuir » nous attend. Mais nos épouses, plutôt que de se rendre comme prévu à l’entrée du musée, se précipitent tout de go vers le magasin d’usine tout proche, fièvre acheteuse oblige ! Ouf, elles ne succombent pas trop aux charmes de la pseudo-braderie et rejoignent assez vite le groupe.

Après la séance vidéo devenue un préliminaire obligatoire, un jeune guide nous fait visiter le musée. Il a bien appris sa leçon, mais grâce à son jeune âge, il n’a jamais souffert dans cet univers terrible qu’étaient les les tanneries d’antan et son discours reste trop académique.

         
     
         

Retour en Tarentaine

Le soleil revenu, une petite route bien agréable nous conduit jusqu’au petit village perdu de Saint-Etienne-de-Chomeil. Nous passons très près de Saran, proche de Champs-sur-Tarentaine, où nous avons particulièrement apprécié l’excellent restaurant « La Ferme aux Fleurs » lors d’une précédente sortie.

La jolie église de Saint-Etienne-de-Chomeil arbore un original clocher à peigne, assez rare dans nos contrées. Nous garons nos voitures devant le restaurant « Les Glycines ». Là encore, on reconnait la patte des organisateurs. Jean-Louis semble fort connu dans ce coin perdu au fin fond de l’Auvergne. L’accueil est plus que sympathique et le repas vraiment gastronomique. Comment ne pas apprécier, dans ce cadre enchanteur, un déjeuner fabuleux dans une excellente ambiance ? Bravo donc à Isabelle et Jean-Louis pour le choix de ce restaurant qui vaut le détour, bravo à Françoise et Pascal pour le choix d’un menu qui fait l’unanimité.

           
       
           
     
           

Musée de l’Avèze

Nous faisons route par beau temps jusqu’à Riom-es-Montagnes. Nous passons devant la gare où deux autorails d’un autre âge attendent un hypothétique départ. Apparemment, il n’y a pas foule sur les quais. L’usine l’Avèze est devant nous. Riom-es-Montagnes est la capitale de l’emblématique liqueur produite à partir de la gentiane qui s’épanouit dans les monts d’Auvergne.

C’est une guide motivée et plus que dynamique qui nous accueille. Elle sait mettre en valeur « son » Avèze, faisant fi de tout ce qui pourrait la concurrencer. Nous savons désormais tout, tout, tout, sur la gentiane est ses produits dérivés, à condition qu’ils soient d’ici, bien entendu ! Il existe plusieurs sortes d'Avèze, certaines peu titrées en alcool sont destinées à la grande diffusion, d'autres plus rudes sont destinées à la consommation locale, bref aux véritables Auvergnats ! Pour céder à la mode et suivre les caprices du marché, il existe également des Avèze Cassis et des Avèze bière-orange et bière citron. Enfin, pour suivre la tendance du moment, l'apéritif Spritz, Avèze propose un ersatz d'Apérol baptisé Avèze'Roll. Bref, à l'heure du goûter, certains d'entre-nous ont « adoubé » la redoutable gentiane réservée aux purs Auvergnats !

         
     
         

Murol plage

Le lac Chambon accueille le pot de dispersion. Heureusement qu’en cette saison, il est possible d’approcher ce haut-lieu touristique, pratiquement inaccessible en été. Le Triumph Club de France ne reconfigure pas la terrasse de l’établissement comme à l’accoutumée, les traditions se perdraient-elles ?

         
     
         

Un grand merci aux organisateurs : Isabelle et Jean-Louis, Françoise et Pascal, qui nous montrent une nouvelle fois savoir-faire, cette belle sortie restera dans nos mémoires.

Et demain ?

Vous êtes tous conviés au déjeuner de fin d’année qui aura lieu samedi 14 décembre prochain. Vous serez tenus informés en temps utile du lieu retenu pour cette dernière rencontre festive de l’année. La région Auvergne du Triumph Club de France vous attend nombreux, avant une excellente saison 2020.

     
      

 


 


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