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Au cœur de l'Aubrac

Samedi 21 et dimanche 22 septembre 2019

Jean-Paul Lamy - L'essentiel des photos est de Christiane Bruhat, grand merci !

 

Samedi

Ce samedi est une journée bien ensoleillée. Les onze voitures inscrites sont toutes présentes chez Isabelle et Valery, au « Relais des Puys » d'Orcines. Jean-Paul est venu en célibataire, Agnès ayant un petit problème de santé. Nous sommes donc vingt-et-un participants. Les membres de la région Auvergne accueillent avec plaisir deux invités venus de Saint-Pourçain-sur-Sioule au volant d’un beau cabriolet Peugeot 504. Un équipage de la région Périgord se joint à nous, quel bonheur cette Auvergne !. A la fin du petit déjeuner, les organisateurs de cette sortie automnale distribuent un roadbook magistral, concis et complet. L'un des leaders du jour arbore un splendide blouson de compétition. Ainsi fièrement harnaché, appelons-le désormais « Aston » plutôt que Jean-Pierre !

 

Cliquez sur les images pour les agrandir.

  
     

Aston prend donc la tête du convoi et Patrice G. assure le difficile rôle de voiture balai. Nous empruntons un itinéraire connu jusqu’à Egliseneuve-d’Entraigues, en passant par Murol et en contournant Besse-en-Chandesse. Ensuite nous roulons sur de petites routes bien sympathiques jusqu’à Condat. Première halte sur un parking à l’entrée de la petite bourgade. Le café pressenti pour nous servir un cordial réconfortant est fermé, malgré les promesses des tenanciers. Aussi, nous marchons vers le centre de la cité jusqu’à découvrir le petit bistro ouvert que nous envahissons. Pour assouvir son irrépressible inclination pour les petites siestes furtives, Chantal V. reste blottie dans sa Triumph.

     
  
     

Notre convoi s’étire le long de petites routes sinueuses jusqu’à Pierrefort. Nous ne rencontrons quasiment personne en traversant Saint-Bonnet-de-Condat et Murat. Nous arrivons pour déjeuner à « L’Hôtel du Midi », haut lieu de Pierrefort, où nous attendent que de bonnes surprises. Le places devant le restaurant sont réservées, balisées par des panneaux annonçant une exposition de voitures anciennes. L’intérieur de cet ancien établissement est décoré avec goût et le repas qui nous est servi réellement gastronomique, il allie goût et originalité. Tous se souviendront de l’étuvée de cabillaud aux agrumes, croûtons de tomates au Saint-Nectaire, choux farci au saumon et Saint-Jacques, moules et crevettes. Mais si !

         
     
         
   
         
   
         

En fin de repas, Jean-Paul signale aux restaurateurs qu’ils ont commis une grave erreur. Leur visage se décompose et ils s’attendent au pire. Leur seule erreur est d’avoir procédé à son interview par le journal « La Montagne » avant et non après le déjeuner, d’où l’impossibilité de faire l’éloge de l’accueil et de l’excellent repas. Les restaurateurs respirent à nouveau, ils apprécient visiblement le compliment.

La route qui nous mène à Nasbinals en passant par Pont-de-Tréboul est étroite mais bien belle. Nous garons tant bien que mal nos autos sur la place du village, au pied de l’église sous le porche de laquelle nous attend notre guide. Visiblement dans un état second, elle nous fait un discours digne du fameux sketch de « L’eau ferrugineuse » du regretté Bourvil. Au fil de sa prestation, son état d’ébriété ne fait plus aucun doute. Elle cherche ses mots, s’adresse à son auditoire comme à de jeunes enfants. Comment peut-elle penser que les Auvergnats que nous sommes ignorent ce qu’est une église romane ou une roche basaltique ? En visitant la jolie maison qui abrite l’office du tourisme, nous apprenons que notre guide n’en fait plus partie. Nous comprenons vite pourquoi elle est vêtue d’un ciré jaune de marin pêcheur, sans doute craint-elle l’eau !

         
     
         

Nous ne sommes guère éloignés de Marvejols. Avant de rejoindre l’hôtel, les participants complètent leur plein d’essence puis prennent possession de leur chambre. L’hôtel est moderne et confortable, l’accueil très sympathique. Nous ne verrons pas la jolie petite cité de Marvejols, capitale du Gévaudan, sa visite même brève n’est pas prévue au programme, malgré la belle image du roadbook. Bon dîner à l’hôtel avec une saucisse aligot. Bonne nuit, sauf pour deux équipages qui bénéficient d’un voisinage plutôt bruyant au sortir d’un mariage.

 

Dimanche

Le temps devient incertain et beaucoup de voitures restent capotées. Pour le début du parcours, les organisateurs décident de ne pas suivre l’itinéraire prévu par le roadbook, mais de rejoindre Saint-Chély-d’Apcher par une route plus directe. Initialement, il était question de visiter une réserve de bisons, mais celle-ci ne peut nous accueillir, adieu donc l’itinéraire « bison fûté ». En cours de route, nous faisons halte dans une fromagerie, histoire de faire quelques emplettes. Le parking de la fromagerie est déjà occupé par une escouade de Porsche pour le plus grand plaisir de Jean-Pierre G. qui en profite pour échanger avec ses coreligionnaires.

Nous reprenons la route jusqu’au « Musée de la Métallurgie » de Saint-Chély-d’Apcher hébergé dans un ancien hôpital. Beaucoup d’entre nous ignorent que cette petite ville du massif central est un centre important de l’industrie de l’acier. Après bien des évolutions et restructurations depuis le début du siècle dernier, l’usine fait aujourd’hui partie du groupe Arcelor-Mittal.

Nous sommes accueillis par deux des membres de l’association qui gèrent le musée. Visiblement contents d'avoir des visiteurs, ils sont intarissables sur leur propre histoire, qui prend souvent le pas sur celle de l’activité métallurgique. Les participants se dispersent quelque peu, certains préfèrent visiter les salles du musée plutôt de subir la logorrhée de nos hôtes. En fin de visite, c’est la traditionnelle photo de groupe avec le drapeau du club, liturgie oblige !

           
        
           
     
           
     
           
         
           

Le temps est de plus en plus incertain et la pluie risque de survenir à tout moment. Le convoi file vers Venteuges, cap sur le restaurant « La Pastourelle », déjà connu de certains d’entre-nous. Da, ils se souviennent de sa patronne Ukrainienne ! Nous sommes alignés le long d’une interminable table étroite, bornée par les murs de la salle. Nous apprécions un original magret en papillote à l’orange et au miel. Les conversations vont bon train. Mais la route de retour est encore longue.

         
   
           

Un joli itinéraire nous conduit à Langeac où nous rejoignons la route nationale 102 qui nous ramène en Auvergne en contournant Brioude. La pluie fait son apparition et ne nous lâchera plus. L’équipage Périgourdin, roulant cheveux au vent jusque-là, recapote en catastrophe à « La Chaumette ». Nous sommes contraints de dancer sous la pluie jusqu’à Saint-Germain-Lembron. Nous nous retrouvons pour un dernier verre au « Bar le Paris ». Aujourd’hui, pas question de réorganiser comme à l'accoutumé la terrasse de l’établissement, tous se précipitent à l’abri à l’intérieur.

         
     
         

C’est l’heure de la dispersion. Comme l’autoroute qui mène à Clermont-Ferrand est fermée en raison des travaux d’élargissement, plusieurs petits convois se forment, suivant un « poisson pilote » connaissant bien le secteur. La pluie a redoublé, la nuit est tombée et chacun regagne ses pénates au rithme cadencé des essuie-glace.

Heureusement que la pluie ne se soit manifestée que dimanche en fin d’après-midi. Nous avons pas mal roulé dans sur les jolies routes du Puy-de-Dôme, du Cantal, de la Lozère et de la Haute-Loire, avec de splendides panoramas. Tout s’est bien passé, pas de panne, une bonne ambiance, un atmosphère conviviale.

Grand merci et bravo aux organisateurs de ces deux belle journées : Martine, Maryline, Jean-Pierre et Patrice. Merci Aston, merci shériff !

     
  

 


 


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