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0000 Panorama AuvergneAuvergneFilons à Aubusson

Dimanche 6 mai 2018

Jean-Paul Lamy

 

 

Il est toujours difficile à l’organisateur d’une sortie d’en faire un compte-rendu objectif. Faute de volontaires pour s’atteler à cette tâche, l’animateur régional a dû se résoudre à cet exercice périlleux, vous l’aurez voulu !

Il est rare que les Auvergnats aillent dans le département de la Creuse, la beauté des Puys et du Sancy les retient, il ne leur vient pas à l’idée d’aller plus loin. Et pourtant à l’Ouest, il y a du nouveau… la Creuse n’est pas un désert mais une région à découvrir, avec des paysages champêtres et des cités anciennes. C’est le cas d’Aubusson, capitale de la tapisserie, qui fut manufacture royale au temps de sa splendeur, à l’époque du Roi Soleil.

Comme le reconnaît fort justement mon complice Patrice qui m’a aidé aussi efficacement que discrètement à organiser cette sortie, la clé du succès repose sur trois éléments déterminants : d’abord la météo, ensuite la météo, enfin la météo. Et elle nous est plus que favorable. Le matin nous roulons vers le ponant, sans être éblouis par un soleil resplendissant. Le retour vers le levant est tout aussi agréable.

 

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2018 Auvergne Aubusson (1)A l’heure convenue, tout le monde est là pour le petit déjeuner, chez nos amis Isabelle et Valéry au Relais des Puys d’Orcines, bien connu de tous. Excellent accueil, café, croissants, distribution d’un roadbook simplissime. Devant les voitures, palabres matinaux sous un beau soleil.

     
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Mais que sont devenus Chantal et Yves, à bord de leur Spitfire bleue ? Ils finissent par se signaler au téléphone. Ayant naïvement fait une confiance aveugle au désormais infaillible GPS, ils se sont perdus dans la pampa à l’est de Clermont-Ferrand, à l’opposé de la chaîne des puys. Et dire que dans une vie antérieure, Yves était officier de la Marine Nationale ! On attend pourtant leur arrivée avant de prendre la route, mais ils sont privés de petit déjeuner et autres salamalecs.

C’est la première étape et le convoi de dix voitures s’étire sur de jolies routes jusqu’au premier point de regroupement prévu à Giat. Célibataires d’un jour, Eric et Valéry décident de faire équipage et la mignonne mini reste au garage. Comme Isabelle qui, telle Pénélope attend le retour de son Ulysse. Il faut bien que quelqu’un fasse tourner la boutique !

Les voitures alignées sur la grand-place de Giat attirent quelques curieux. On est surpris par un attroupement autour de la pimpante MGF de Martine et Jean-Pierre. Mais que se passe-t-il ? Impossible de découvrir la voiture, la capote anglaise fait de la résistance et refuse obstinément de rentrer dans sa niche. Plusieurs spécialistes d’un jour s’y essayent sans plus de succès. Il est vrai qu’il n’y a pas de notice, comme pour pout tout bon meuble Ikéa ! Enfin, au terme d’une séance de rires entrecoupée de jurons, la bâche récalcitrante finit par plier. Un peu plus loin, la Caravelle demeure capotée, allez savoir pourquoi ? Enfin, compatriote sexy de Marylin Monroe, la Mustang est souvent capot levé, mais rien de grave, c’est pour exhiber ses dessous.

         
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Au moment te partir, force est de constater que Valéry manque à l’appel. Son coéquipier va-t-il l’abandonner ? Nous finissons par le retrouver au fond d’un bar, derrière un verre de Fendant. En effet, l’hôtel Robert qui trône sur la place est tenu par un Suisse de ses connaissances.

Nous reprenons notre progression vers Aubusson le long de sympathiques routes bien étroites et sinueuses. Nous ne croisons personne, sinon quelques engins agricoles démesurés pour la largeur de la voie.

         
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Nous empruntons les étroites gorges de la Rozeille avant de déboucher dans la large vallée de la Creuse et de nous arrêter enfin à l’auberge « Le Petit Vatel ». Nous garons les autos dans le parc ombragé à côté de la piscine. En adepte quasi-professionnelle de la sieste champêtre impromptue, Chantal apprécie le site, mais il est encore trop tôt, Morphée attendra ! En effet, c’est l’heure d’un apéritif convivial avant de passer à table dans la salle à manger voisine, où trois petites tables nous attendent. L’accueil et le décor de l’établissement sont unanimement appréciés, le repas aussi. Un seul regret, le vin aurait gagné à être un peu meilleur, mais cela a surement contribué à limiter la consommation.

         
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Le planning, assez souple pour une fois, nous permet de faire le tour d’Aubusson en voiture et de défiler dans l’unique artère animée du petit bourg qui a vu sa population décroître ces dernières décennies pour tomber sous la barre des 4.000 habitants. La concurrence des techniques modernes basées sur l’automatisation a rendu la tapisserie, gouffre de main d’œuvre manuelle, beaucoup trop chère. En conséquence, elle n’occupe plus qu’une niche de marché. Pauvre Aubusson, gloire et prospérité appartiennent désormais au passé.

2018 Auvergne Aubusson (37)C’est l’heure de visiter la Cité de la Tapisserie. Nous avons beaucoup de chance car le musée est exceptionnel, présenté de manière magistrale par une guide compétente et passionnée. Elle se met à la portée de ses interlocuteurs, répond à leurs questions, communique à merveille, prend soin de leur confort en apportant des chaises si nécessaire. Mais nous ne décrirons ici ni l’art de la tapisserie, ni le carton, ni la chaîne, ni la trame, ni le nœud symétrique, qui n’ont plus de secret pour nous.

2018 Auvergne Aubusson (38)Au cours de notre visite, nous découvrons avec stupeur une redoutable bombe sociale. Sachant qu’il faut des jours, voire des mois, sinon des années pour réaliser une tapisserie, la manufacture d’Aubusson, établissement qui relève du domaine privé, mettrait sept fois moins de temps que la manufacture d’Etat des Gobelins, qui fait partie du domaine public, pour fournir le même travail, les commandes de l’Etat étant à l’abri de la pression de la concurrence. Espérons qu’il n’y a ni fonctionnaires, ni syndicalistes dans l’assistance car de tels propos, même s’ils s’avèrent justes, sont de nature à faire descendre pas mal de monde dans l’unique grand-rue d’Aubusson, pire encore dans la France entière.

Dans des salles dédiées, des artistes exposent leurs œuvres à base de tapisserie. D’aucuns font état d’un désir irrépressible de se faire remarquer, en se voulant décalé, original et excentrique, mais aussi amusant et inventif. A voir le résultat, on est en droit de se demander s’ils n’ont pas fumé la moquette, voire les chutes de tapisserie.

         
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Cette Cité de la Tapisserie vaut vraiment le détour, et les participants l’ont bien apprécié. Notre guide n’est pas oubliée, elle se souviendra sans doute avec bonheur de la visite du Triumph Club de France, assez différent des groupes scolaires ou de type TTT : Troisième âge, Tourisme et Tricot.

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Pour retourner à Orcines, nous empruntons sans fioriture la route directe, via Pontaumur et Pontgibaud, soit 80 kilomètres sous un soleil toujours aussi ardent. Pas de gendarmes sur la route, même lorsque l’on passe à proximité de leur « nid » de Bromont-Lamothe.

Après leur panne d’orientation du matin, nos amis en Spitfire bleue frôlent la panne d’essence du soir, mais tout finit bien.

La belle Triumph TR250 de Laurence et Jacques fait des siennes et veut prouver qu’elle est bien dotée de roues indépendantes. En effet, les écrous qui tiennent lesdites roues ont une tendance vicieuse à se dévisser. Il faut donc resserrer sérieusement les boulons pour que la voiture rejoigne Orcines.

Sur leur vaillant destrier TR5PI, Marie-Noëlle et Michel sont de grands chasseurs à courre sans le savoir. Ils manquent de peu mettre fin aux jours d’un petit chien suicidaire, mais la Triumph a de bons freins. Finalement, heureusement que le chien n’était pas tenu en laisse, il aurait entrainé ses maîtres en travers de la chaussée : strike !

Pas d’incidents sérieux, pas de panne, que du bonheur sous un beau soleil ! C’est la fin de cette journée dans la Creuse. Au soleil couchant, nous nous attablons dehors au Relais des Puys. Pour une fois, nous ne réorganisons pas la terrasse de l’établissement car Valéry, membre averti du club, l’a déjà fait. Donc nos belles traditions perdurent. Après ce pot d’échappement ou de détente, comme vous voudrez, chacun regagne ses pénates.

Un grand merci à Valéry qui a accepté de jouer au grand reporter en assurant avec brio la couverture photographique de cette sortie.

Rendez-vous lors de notre prochaine sortie à Vichy. Jean-Pierre et Yves nous en ont vanté les mérites. A bientôt, pour nous retrouver dans une ambiance Napoléon III, au temps de la splendeur de la ville thermale. Tel César, vous pourrez enfin déclamer : « Veni vidi Vichy » !

     
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0000 Panorama AuvergneCA MagrisSortie de printemps

 

Entre grande Limagne et petites routes

 

Dimanche 8 avril 2018

 Georges Magris

 

Une douzaine d’équipages se retrouvent au bar du plan d’eau de Cournon d’Auvergne pour dégommer cette nouvelle année. Après les bises de retrouvaille, un petit déjeuner copieux est partagé avec un groupe de « Harleyistes » et nous notons l’absence bien excusée des fidèles Chantal et Jean-Pierre, partis naviguer sur les rivières hollandaises.

Puis démarrage de nos bolides et virée pour le Livradois. A noter quelques « Triumph » originales dont une américaine, une française et une anglaise moderne. Bien au delà du quota de 10% toléré par nos statuts !

Personne n’a osé décapoter car le fond de l’air est frais et le plafond plutôt bas. Cela ne nous empêche pas d’admirer les paysages, le long des petites routes sinueuses, où la nature explose et nous gratifie de multiples couleurs florales. En ce dimanche matin, nous ne croisons que peu de véhicules, ce qui est bien agréable. La Beauté, Isserteaux, Sauxillanges et La Chapelle sur Usson, ou nous nous arrêtons quelques minutes en « centre ville », afin d’attendre Chantal et Georges en position de voiture balai. Quelques kilomètres plus loin, nous admirons le château de Monfort au Vernet-la-Varenne, où Nathalie et Marcel ont la bonne idée de nous rejoindre au volant de leur Spitfire blanche.

 

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2018 Auvergne Printemps Montfort                   2018 Auvergne Printemps La Chaux Montgros
 Château de Montfort - Vernet-la-Varenne    Château de Lachaux-Montgros
     
2018 Auvergne Printemps Chameane   2018 Auvergne Printemps Busseol
Château de Chaméane   Château de Busséol
     

Dès la reprise du circuit, nous étrennons les premières gouttes de pluie qui ne cesseront qu’après être redescendu en plaine, en cours d’après midi.

Nous arrivons enfin à Saint-Germain-l’Herm, petite commune d’environ 500 habitants à 1.000 mètres d’altitude ou le restaurant « Le Pré Fleuri » nous attend. Personne ne se fait prier pour se mettre au chaud et déguster une cuisine familiale de bonne facture. L’ambiance est conviviale et les discussions vont bon train.

Vers 14 heures, repus et réchauffés nous reprenons notre périple. Nous faisons le tour du château de Chaméane, sans descendre de voiture et une foule d’autochtones nous applaudit lors de notre passage et des visages étonnés nous épient derrière les fenêtres. Certainement l’attraction du weekend pour ce petit village d’environ 150 habitants !

Nous repassons à Sauxillanges pour suivre la direction de Billom, puis Manglieu, Sallèdes et arrêt digestion au château renaissance de La Chaux-Montgros emmailloté sous une bâche plastique pas très avenante. Nous attendrons encore quelques années avant une visite complète avec le club.

Il ne reste que peu de kilomètres pour arriver au château de Busséol où le propriétaire des lieux nous attend pour une intéressante visite guidée.

     
2018 Auvergne Printemps Groupe Busseol     2018 Auvergne Printemps Busseol 1
     
2018 Auvergne Printemps Busseol 4   2018 Auvergne Printemps Busseol 3
 Château   de    Busséol
     

Ce château féodal roman du 12ème siècle domine la Limagne. C’est le plus ancien et le plus historique de la Comté d’Auvergne et l’intérieur, parfaitement restauré à partir de 1996, nous laisse admirer quelques belles salles dont la principale avec une exceptionnelle cheminée circulaire. La visite se termine sur le chemin de ronde menant à un « singulier » jardin suspendu.

 
2018 Auvergne Printemps Groupe Montgros
 

Notre périple s’achève et nous ramène au plan d’eau de Cournon pour le traditionnel pot de dispersion. Comme à l’accoutumée, nous déplaçons quelques tables en terrasse afin de nous installer confortablement et terminer cette journée dans la bonne humeur.

     
2018 Auvergne Printemps TR5PI     2018 Auvergne Printemps Voitures
     

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AuvergneSortie d'automne
 

Dimanche 15 octobre 2017

Jean-Paul Lamy

 

La région Auvergne termine l’année 2017 par une sortie comme on les aime : météo fabuleuse, programme ciselé, organisation sans faille, visites aussi originales qu’intéressantes, sans oublier bien sûr les parenthèses gastronomiques.

Tout est extraordinaire aujourd’hui. Déjà à l’heure prévue, tous les participants sont bien là, huit Triumph, une Mustang et une Volvo rouge cerise. Ensommeillée jusque-là, la place de l’église de La Moutade s’anime et avec ses quatre minutes de retard habituelles, le clocher du village sonne 8h30. « Le Caveau du Fort » nous attend pour un de ces petits déjeuners dont il a le secret, avec ce fameux pain perdu qui fait l’unanimité.

 

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Martine a dessiné le parcours de cette sortie. Avec son sourire habituel, elle distribue la simple feuille cartonnée qui sert de roadbook. Patrice est un adepte du secret, il ne parle pas même sous la torture. Il consent toutefois à lever les inquiétudes que suscitent un parcours surprise. Leader aux talents cachés, il dirigera le convoi tandis que Jean-Pierre, son complice dans l’organisation de cette sortie, fermera la marche au volant de sa discrète Volvo rouge « muleta ».

Célibataire ce jour, Jean-Paul remise la Caravelle et rejoint son ami Jean-Pierre pour faire le parcours en TR3A. La forte présence des Triumph est ainsi confortée.

Nous voilà partis pour Saint-Eloy-les-Mines visiter devinez quoi : la Maison de la Mine, bien entendu ! La route est droite, lisse et belle jusqu’à la cité minière. Certes, la traversée de Pont-de-Menat rappelle un peu les lacets des cols alpins, mais sur quelques kilomètres seulement. Arrivés au centre de Saint-Eloy, nous garons les voitures devant le haut chevalement, emblème tout en hauteur d’un monde souterrain.

Il manque une Triumph à l’appel, la TR3A de nos amis Chantal et Jean-Pierre ayant eu ses vapeurs. L’assistance va déposer délicatement la chaude anglaise devant le garage dont la visite est programmée pour l’après-midi. La Volvo écarlate qui ferme la marche accueille volontiers les naufragés de la route. Personne ne saura jamais comment la frêle Chantal et le long Jean-Pierre s’y sont pris pour se glisser à l’arrière de la petite suédoise de plus en plus rouge.

Nous n’ignorons plus rien de la cité minière de Saint-Eloy. Les plus optimistes partagent la vision d’un Jules Verne tourné vers l’avenir, tandis que les plus émotifs s’imprègnent de l’univers d’Emile Zola. Notre guide est fière d’être fille de mineur, comme beaucoup dans la cité. Faut-il en déduire que les pères sont tous précoces dans les Combrailles ? Nous ne vous racontons pas ici la riche histoire des mines auvergnates, retournez visiter les nombreux sites consacrés à ce patrimoine des années passées pour assouvir votre insatiable besoin de culture.

     
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Sous un soleil radieux, nous mettons le cap toujours plus au nord, pour rallier Montaigut-en-Combrailles, où certains d’entre nous ont connu une belle aventure professionnelle. Mais, allez savoir pourquoi, le régional de l’étape se montre peu disert sur les atours du petit bourg.

C’est « Le Coq d’Or » qui nous accueille pour un excellent repas. La disposition des tables permet des échanges bien sympathiques. Le menu et les vins de qualité sont appréciés de tous.

L’itinéraire de retour sur Aigueperse emprunte de jolies petites routes, qui serpentent entre les gorges de la Sioule et de la Morge. Nous roulons lentement, afin de profiter au mieux de cette belle journée ensoleillée, un été indien comme on en rêve. Point d’orgue de cette sortie, nous garons nos voitures devant les établissements OE Boche, restaurateur de voitures anciennes émérite bien connu, dont la réputation n’est plus à faire. L’accueil d’Olivier Engelvin est sympathique et chaleureux.

A nous de découvrir cette véritable caverne d’Alibaba. Quelles sont belles, ces anciennes anglaises entassées dans le hall d’accueil ! Chaque bâche soulevée révèle une merveille à l’amateur de voitures anciennes. Certaines sont très rares et c’est une véritable fortune qui se cache ici en attendant de réapparaître au grand jour. Nous visitons les différents ateliers, les nombreux magasins. Nous sommes loin de l’organisation clinique des usines modernes, le grand bâtiment est un véritable labyrinthe, un authentique capharnaüm, où gisent des pièces a priori sans avenir et qui vaudront demain une fortune, dès lors que l’on aura besoin d’elles. Nous contemplons les voitures à différents stades de restauration et cela nous laisse rêveurs.

     
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Il faut être vraiment passionné ou fou pour entreprendre des chantiers aussi coûteux. Mais pour ces riches amateurs, quel bonheur de disposer en fin de restauration d’un véhicule plus neuf que neuf, d’une qualité certainement supérieure à celle de la voiture d’origine le jour de sa sortie d’usine ! Le dilemme est toujours là, faut-il payer cher une voiture en parfait état et en profiter immédiatement ou se lancer à corps perdu dans l’aventure d’une restauration étalée dans le temps, apparemment moins coûteuse, mais est-ce bien vrai au bout du compte ?

Nos amis venus du grand sud, Issoire en l’occurrence, nous quittent discrètement. Tous les autres retournent à la Moutade toute proche, où « Le Caveau du Fort » nous accueille pour le traditionnel pot de détente, point final de cette belle journée.

     
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Si vous ne venez pas à Lyon visiter le stand Triumph lors du Salon « Epoqu’auto » début novembre, rendez-vous samedi 13 janvier 2018 à à 16 h à « La Trinquette », le club house que nos amis d’Auvergne Plaisance et Croisière ont l’aimabilité de mettre à notre disposition. Nous y tiendrons notre assemblée régionale, parlerons de l’avenir, sabrerons le champagne et partagerons la galette des rois.

Dernière minute ! L’AFP nous communique une nouvelle d’importance : Marie-Noëlle est entrée en rébellion ouverte. Elle souhaite instaurer un nouveau régime, la pompe aux pommes, la galette ne faisant plus recette. Quel coup d’état en perspective ! Nous ne connaitrons donc que début janvier le nombre de révolutionnaires que cette passionaria dans l’âme aura su rallier à sa noble cause.

A très bientôt, les amis !

     
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2017 Auvergne Cantal BandeauPique-nique dans le Cantal
 
Dimanche 27 août 2017 
Jean-Paul Lamy 

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2017 Auvergne Cantal (2)La sortie pique-nique innove. Cette année, nos amis Marie-Noëlle, Martine, Michel et Jean-Pierre, metteurs en scène émérites, décident renouveler le genre. Quelle audace ! Révolu le petit repas frugal tiré du sac, finie la nappe étalée sur un sol toujours inégal et les couverts en plastique qui volent au vent, terminé le partage de gamelles comme au camp scout, adieu l’éternel pastis en promotion que l’on sirote à l’envi sous les arbres. Le pique-nique traditionnel a vécu, nos organisateurs défrichent une nouvelle voie. On reparlera dans les chaumières d’un style nouveau : la réception au château modestement déclinée en partie de campagne.

Bien que Bison, réputé futé, nous ait déclaré les routes du week-end saturées par les vacanciers de retour, tous les équipages rejoignent sans encombre le bar de la Montagne à Issoire. Presque tous, il en manque un, et pas des moindres. Notre shérif s’est simplement trompé de fuseau horaire. Il déclenche l’hilarité générale en incriminant le programme proposé sur site du club. En effet tous les autres sont bien là, à l’heure proposée.

Ils sont venus, ils sont tous là, même Nathalie et Marcel qui ont la gentillesse de nous rendre visite pour partager notre petit déjeuner, à une encablure de leur fief de Parentignat. Pauvre Marcel, avec son dos endolori, le voilà privé d’auto en raison d’une mauvaise chute. Nathalie et Marcel ne nous accompagnent pas pour cette randonnée dans le Cézallier et le Cantal. Mais nous attendons de les retrouver en pleine santé, Marcel accompagné comme d’habitude de son piano à bretelles, pour le plus grand bonheur des amateurs de musette.

Les arrivants successifs explorent le parking en face du bar La Montagne. Personne n’aperçoit la Caravelle d’Agnès et de Jean-Paul. Ils sont pourtant bien là, mais avec un attelage surprenant, la Twingo bleu lagon de Madame, traînant une remorque chargée de deux gigantesques barnums. La réussite de cette sortie est essentielle : s’il pleut, nous pourrons nous blottir à l’abri, si la canicule est au rendez-vous, nous serons à l’ombre. Bien vu, ce sera le cas !

C’est l’heure du départ. Michel démarre son bolide sombre et prend un malin plaisir à se faufiler dans un dédale de rues en sens unique pour enfin déboucher un peu par hasard sur la route départementale prévue par le roadbook minimaliste. Et ô surprise, le reste du cortège attend le « leader maximo » qui devait leur montrer le chemin. Il reprend aussitôt la conduite des opérations.

Les organisateurs sont excellents, l’itinéraire est splendide, des paysages vallonnés de la région d’Issoire aux horizons immenses du Cézallier, beau et désertique à souhait. Au cœur de cet immense désert vert, nous sommes attendus au lac du haut de La Godivelle par ses véritables habitants : les vaches Aubrac et Salers, avec leur belle couleur, leurs cornes originales, leurs grands yeux qu’on croirait maquillés.

 
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Certains montent sur la colline toute proche pour admirer les monts du Sancy d’un côté, ceux du Cantal de l’autre. Les chiens blancs de l’expédition s’en donnent à cœur joie. Puis, c’est l’incontournable photo de groupe devant le lac !

2017 Auvergne Cantal (12)Les sorties de notre belle Auvergne se succèdent mais ne se ressemblent pas. Ne voilà-t-il pas que Monique et Eric se lancent courageusement à l’aventure, ils osent rouler décapotés. Inconscients ou téméraires, c’est un bel acte de courage et un joli spot publicitaire pour notre chère région. C’est d’autant plus méritoire que ce matin, le ciel couvert et quelques gouttes d’eau ne laissent guère prévoir cette journée tropicale.

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2017 Auvergne Cantal (9)L’heure tourne et l’itinéraire prévu reste encore long. Après les hauts plateaux, les vallées encaissées du Cantal. Nous passons sans faire le détour près d’un monastère orthodoxe. Ce sera pour une autre fois, les équipages ayant déjà donné dans l’œcuménisme en découvrant un temple bouddhique lors de la dernière sortie d’été dans les Combrailles.

La route est étroite et la large Mustang ne peut éviter quelques branches. Heureusement, après quelques soins cosmétiques, la peau du bel étalon ne laissera plus apparaître aucune blessure.

Regroupement avant la dernière étape, qui doit nous conduire au camp de montagne isolé de Vézolet centre. La route se fait plus étroite encore, ondule de bosse en caniveau, serpente de lieu-dit en lieu-dit. Ce décor ferait un beau sujet de film ou de polar. Enfin, sur notre gauche, apparaît une belle maison cantalienne typique, restaurée avec goût, au fond de son pré vert inondé de soleil. C’est la retraite montagnarde de Marie-Noëlle et de Michel. L’endroit est idyllique. Une à une, les voitures se rangent devant la maison.

Puis c’est le grand cirque. Les vieux barnums présents sont-ils suffisants, car le soleil est équatorial ? On décide de monter en complément l’un des deux grands abris arrivés dans la remorque de la Twingo. On dirait l’installation d’un cirque sur la place du village. Après le lent ballet des porteurs de baldaquins, les tentes sont en place et nous sommes enfin à l’ombre.

     
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2017 Auvergne Cantal (29)Pendant ce temps, la guerre des guêpes fait rage. Michel a disposé des pièges style McGyver, ce qui n’empêche pas les envahisseurs d'occuper le domaine. N'ont-ils pas déjà piqué goulument Marie-Noëlle et Martine la veille ? La tapette de service, pourtant manipulée par d’aucuns avec une délectation certaine, semble davantage amuser les guêpes que les éliminer. Heureusement, nous avons une pharmacienne parmi nous ! Si ses bons conseils sont les bienvenus, l’exigüité de la Morgan de Jean-Pierre ne permet pas le transport d’une succursale d’officine.

La fête commence. Drôle de pique-nique en effet ! Pas question de s’asseoir sur l’herbe, la table du banquet est joliment dressée sur la terrasse à l’abri des tentes. Nous apprécions de véritables verres, de vraies assiettes et de robustes couverts. Nous dégustons les nombreux et excellents plats préparés par Martine et Marie-Noëlle, puis les fromages qui font la part belle aux produits locaux, enfin un dessert maison qui fait l’unanimité. Martine et Jean-Pierre, assurent un service impeccable, on reconnait là les vrais professionnels. Ils arborent des tabliers originaux : Martine fait la promotion des crustacés du Cantal et Jean-Pierre celle du Camembert local.

     
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Comme le soleil, l’ambiance est aussi au beau fixe ! Les conversations vont bon train. Prudente et madrée, Chantal s’est attablée assez loin de Jean-Paul afin qu'il ignore les tribulations de sa vie privée. La chaleur est étouffante, aussi Laurence et Jacques décrivent leur périple de plusieurs milliers de kilomètres en camping-car jusqu’au Cap Nord. Mais l’évocation des frimas de Laponie et du climat extrême de Kirkenes ne nous rafraîchit guère. Nos amis Catherine et Michel, ayant exercé leur activité en Afrique tropicale, ne semblent pas trop souffrir du soleil ardent.

Après un repas pantagruélique, à des lieues d’un pique-nique classique, certains vont faire une petite sieste derrière la maison. On admire la technique des spécialistes chevronnés de cet art, qui ont dû s’entrainer longtemps au travail, mais par charité, ne les citons pas ! La chaleur est telle que les boules de pétanque restent dans le coffre des voitures, l’arc et les flèches ne servent pratiquement pas. Equipée pour la circonstance, Agnès recourt à sa climatisation individuelle et portative, à savoir son bel éventail.

     
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Sous la houlette de Michel, les plus courageux partent pour l’ascension du redoutable pic de Vézol, qui domine tous les sommets alentours. Ils reviennent épuisés par la chaleur. Bravo à Christiane qui les a accompagnés. Les plus fainéants dont je fais décidément partie avec mon complice Patrice, restent prudemment dans un périmètre restreint. Les fondus de mécanique se regroupent sous un arbre à palabre à côté des « siesteurs » au long cours et entament les inusables discussions techniques, un vrai forum vivant. Parlant fort, ils ne se font pas que des copains.

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2017 Auvergne Cantal (36)La belle Mustang arbore un nouveau parfum capiteux, sans nul doute le fragrant « SP98 spécial pur-sang ». Isabelle et Jean-Louis sortent tout leur matériel bien imprégné de l’immense coffre et étendent son contenu sur la clôture, histoire de l’aérer. Il est pourtant bien connu que jerrycans et grosse chaleur ne font pas bon ménage. Force est de constater que leur bolide glouton consomme même à l’arrêt.

L’après-midi avance et des équipages reprennent la route. Il est vrai que certains se retrouvent bien au sud de leur résidence.

Qui avait dit un simple pique-nique ? En fait il y en a deux, car celui du soir attend la moitié de l’effectif qui est restée… Et on remet le couvert, dans les mêmes conditions que pour le déjeuner. C’est Byzance à Vézolet ! Quel accueil !

Avec le crépuscule, les petits enfants de nos hôtes arrivent. Tout le monde est sous le charme de Margot, la petite coquine rousse. Son grand frère Thomas nous gratifie d'un récital de guitare et le bougre s’en sort plutôt bien. Il ne manque pas d’une certaine impertinence en interprétant du Renaud dans une sortie Triumph ! De longs applaudissements saluent sa prestation.

Le soleil se couche aussi. Les derniers convives prennent la route, heureux d’une belle journée et convaincus que ce type de sortie est à perpétuer… Donc à la prochaine, encore faut-il relever un tel défi, la barre étant placée très haut !

2017 Auvergne Cantal (1)Bravo encore aux organisateurs et à Annie pour son aide discrète, mais efficace. Félicitations pour le tracé et le tempo de ce parcours aussi varié qu’exceptionnel. Merci à la météo, bien négociée avec l’office de tourisme de Condat. Vive l’originalité de cette journée inédite qui emprunte finalement au pique-nique traditionnel ce qu’il a de meilleur : repas froid et convivialité.

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AuvergneBalade d'été dans les Combrailles
 
Saveurs d'autrefois et contemplation

 
 

Dimanche 9 juillet 2017
Jean-Paul Lamy
 

La grosse cloche sonne, encore elle ! Le carillon matinal de huit heures tintinnabule dans La Moutade, petit bourg de Limagne encore endormi. La place de l’église est déserte, mais la météo est sympa. Fi des prévisions toutes pessimistes, elle se montre plus printanière qu’estivale ! Et comme par enchantement, toute pluie cesse à l’heure du rendez-vous, malgré un ciel plutôt chargé.

Une demi-heure avant le début du beau programme qu’ils nous ont concocté, les organisateurs sont bien là. Monique et Eric ont sorti la peau de chamois pour faire briller plus encore leur splendide Triumph TR3A d’un beau rouge qu’ils prétendent Ferrari. Qu’est donc devenu l’emblématique Signal Red de Sa Gracieuse Majesté ? Gentiment complice, le vent déplace les nuages, plus une goutte d’eau ne vient ternir la belle auto rouge. C’est la seule Triumph qui restera capotée toute la journée : les leaders sont bien prudents, mais ce ne sont pas les seuls.

Progressivement, les dix voitures attendues viennent se ranger sous les arbres. Elles sont toutes au rendez-vous à l’heure dite, mettant ainsi fin à une légende qui prétendrait que certains auraient la fâcheuse habitude d’arriver en retard. Que Nenni ! Balivernes…
 

Cliquez sur les images pour les agrandir.

2017 Auvergne Ete (1)Petit tour d’horizon sur un ciel encourageant. La majorité des participants décapote. Qu'elles sont belles, les Triumph et consœurs, bien alignées ! Bien sûr, il y a des équipages originaux, l’un dompte un fougueux Mustang, l’autre navigue sur une modeste Caravelle, sans doute prédestinée à l’eau. Mais contrairement à la fière et puissante américaine, la petite française grise sait discrètement se passer de capote, à la manière de ses consœurs anglaises.

La petite Morgan, jolie cousine britannique, est éclatante dans sa livrée orange. Elle fait une entrée remarquée et nous confirme que seuls des anglais sont assez fous pour imaginer des roadsters encore plus radicaux que les rustiques Triumph. Les habitués des sorties auvergnates se retrouvent avec plaisir, les nouveaux participants font connaissance et les conversations vont bon train.

Trop prudents, trop pessimistes, trop capitalistes, trop timorés devant les annonces d’une météo orageuse, deux équipages préfèrent risquer sur la route une conduite intérieure moderne. C’est d’autant moins téméraire qu’il s’agit de la voiture de leur épouse, mais d’ici à l’avouer… La vérité : ils craignent qu’une averse de grêle vienne gondoler la belle carrosserie de leur Triumph. Comme ils se trompent ! Tout le monde sait que les vieilles anglaises ont la peau dure, beaucoup plus résistante que la fine tôle des autos modernes, fussent-elles Citroën bleue layette ou Volvo rouge sanguin ! Mais reconnaissons la pertinence de leur démarche prudentielle : un bon stage au garage de leur belle ancienne, surtout de longue durée et en toute saison, est beaucoup moins risqué qu’une brève échappée sur route, toujours aventureuse !

Neuf heures, ce dimanche matin, La Moutade se veut méridionale et Le Caveau du Fort nous attend pour un petit déjeuner copieux à l’abri d’un grand barnum rouge, histoire de se protéger, non pas du soleil, mais d’une probable averse qui Dieu merci ne vient pas. Un vrai jus d’oranges pressées, des viennoiseries en abondance, un accueil souriant avec comme touche originale un pain perdu très apprécié, la journée s’annonce sous les meilleurs auspices.

Le convoi s’ébranle en direction d’Ebreuil, évitant les grands axes en sillonnant les petites routes des Combrailles. Une luminosité d’été offre de belles perspectives, malgré les nuages bas. Premier regroupement sur la place d’Ebreuil, devant le café Le Zabelle qui, pour une fois, n’est pas le point de départ d’une expédition antarctique dans le grand-nord de l’Auvergne.

     
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Nous serpentons le long de la Sioule jusqu’au pont de Saint-Gal, avant de quitter la vallée pour atteindre Blot-l’Eglise. Le petit parking devant l’huilerie est vraiment trop étroit, mais il absorbe presque la plupart de nos autos. Les participants font preuve d’imagination pour encastrer leur voiture. Ce joli puzzle fait le grand bonheur des quelques passants, surpris par cet entrelacs de vieilles autos. Les commentaires des badauds sont toujours aussi novateurs : « J’avais la même il y a… ». Ah, nostalgie, quand tu nous tiens !

     
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Nous nous entassons dans la petite huilerie qui fleure bon le gras et le passé. Ce dimanche, les tenanciers de l’antique atelier ouvrent leur officine pour nous recevoir. Ils brossent un tableau complet d’une activité surannée à l’heure industrielle. Nous savons désormais tout sur les meules, les graines, les huiles, les contraintes d’antan et d’aujourd’hui, le tout dans un univers en proie à la mondialisation. La France ne produirait pas assez de matière première, face à une explosion de la production mondiale, pas toujours propre à la consommation humaine, ah bon ? Ce cours irréel d’économie géopolitique et écolo sanitaire à l’échelle mondiale est magistralement administré dans ce minuscule amphithéâtre improvisé, loin des universités reconnues. Le discours semble passionner notre petit groupe bien auvergnat, tiers-mondialiste pour l’occasion, méthodiquement endoctriné dans ce vieil atelier du fin fond des Combrailles. Mais quel poids auront nos apôtres écologistes de Blot-l’Eglise au prochain meeting de Davos ?

     
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Malgré l’exigüité du coffre des Triumph, certains font leurs emplettes. D’aucuns affirment que le transport d’huile est favorable à la longévité des voitures…

Dehors et malgré un ciel assez gris, il ne pleut toujours pas et le convoi, mené par Monique et Eric, prend la route de Saint-Gervais d’Auvergne. Grandes courbes et petits virages, un vrai régal pour nos anciennes. Arrivés dans cette mini-métropole locale, nous suivons notre leader dans un dédale de petites rues. Qui aurait cru que ce bourg perdu des Combrailles était si étendu ?

Enfin, au détour d’une dernière venelle, nous découvrons un lieu improbable et bien dissimulé, un grand hôtel à l’ancienne, Le Castel. Nous avons quelque mal à garer les voitures dans la cour assez étroite, mais les incontournables grandes gueules de notre club prodiguent comme d’habitude moult conseils, souvent impératifs, parfois contradictoires. Les dix autos finissent par se caser sans incident. Bien inspirés, les plus malins recapotent leur bolide, prudence oblige. Ces fins lecteurs du ciel n’auront pas à sortir précipitamment au cours du repas, peut-être histoire de fumer une cigarette en douce.

     
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Le Castel est installé dans une espèce de château néo-vintage, digne de faire un excellent décor pour un film d’Agatha Christie. Nous découvrons de nombreuses salles à manger à l’ancienne, des bars typiquement britanniques, même des salons cosy d’autrefois avant de nous installer au renommé Comptoir à Moustaches, la salle qui nous est réservée. Dans ce décor surprenant, deux tables de dix convives nous attendent, le couvert est dressé à l’ancienne, loin des nappes en papier et autres accessoires directement issus de chez Métro. Le joli menu calligraphié à notre intention fait l’unanimité. Un seul regret, le Kir de rigueur met bien longtemps à être servi, mais il est vrai qu’il y a aussi des gourmets dans les autres salles. Nos coreligionnaires apprécient tout spécialement le vin blanc, un Saint-Chinian, heureusement avec modération. Le dessert est si original et délicat qu’il met fin à toute conversation. Il existe des circonstances exceptionnelles où le silence peut prévaloir.

     
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Au cours du repas, Chantal informe ses voisins de sa volonté délibérée de ne jamais se laisser faire. La bougresse sait se défendre ! Sa faconde nous fait découvrir une délicatesse et un savoir-vivre inattendus. Si vous croisez en ville une calme piétonne apparemment très douce, surtout laissez-la passer ! Cette paisible personne n’apprécie guère tout manque de préséance à son égard. Elle laisse alors libre-cours à une douceur et à une gentillesse, certes un peu barbares, un tantinet brutales, mais unanimement respectées. Pauvre JP, attention à tout écart de conduite même involontaire, le rappel à l’ordre annoncé est terrible.

Une fois le café servi, c’est l’heure de regagner les voitures. Nous suivons l’organisateur qui se fourvoie quelque peu. Quelle pression que d’animer pour la première fois une sortie de notre club ! Benoîtement, la voiture de tête entraîne derrière elle les suivants trop paresseux pour réaliser que l’on ne respecte pas le roadbook. Rien de grave, c’est la loi du genre. Quelques kilomètres de « jardinage » plus loin, les brebis égarées retrouvent la route où les plus avisés ont la délicatesse d’attendre leurs petits camarades en perdition.

La météo, clémente jusqu’ici, ne veut absolument pas démentir les prévisions officielles. Nous affrontons un vrai déluge, une de ces violentes giboulées que mars nous a épargnées.

Et ô surprise, nous découvrons tenez-vous bien : « Dhagpo Kundreul Ling » qui, comme vous le savez tous, est « Monastère et centre d’études et de méditation bouddhiques », sous l’autorité suprême du « Karmapa Thayé Dorjé », dix-septième doyen en titre, excusez du peu ! Mais attentifs comme vous êtes, vous avez bien sûr tout retenu.

Nous sommes au cœur d’un autre monde, au centre d’un complexe exotico-communautaire plutôt rare dans nos campagnes : un temple colossal, de nombreux bâtiments annexes, un immense parc, bref une véritable colonie venue d’ailleurs. Un décor de cinéma au cœur des Combrailles. Le style tibétain, avec ses coloris contrastés, ses corniches alambiquées et ses dorures, est plutôt inattendu dans notre belle Auvergne !

     
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La pluie redouble, les parapluies ne sont ni assez larges, ni assez résistants. Les élégants escarpins de ces dames prennent l’eau, les gros godillots de ces messieurs aussi. Monique nous rassemble sous le porche pour nous expliquer le contexte. Sa maîtrise du Tibétain nous laisse pantois, d’autant plus que nous ne reconnaissons aucun des seuls mots exotiques qui nous sont familiers : Kâma-Sûtra, Lama, Yoga et l’ultra médiatique bonze Ricard, Mathieu pour les intimes. Nous sommes invités à ôter nos chaussures détrempées après les avoir vidées, avant d’entrer dans l’édifice.

Une authentique célébration bouddhique est en cours. Nous sommes interpellés par le feulement sourd qui emplit l’édifice, on se croirait dans la salle des machines d’un grand vaisseau transatlantique. En fait, il s’agit d’une psalmodie liturgique, ponctué de temps en temps par un assourdissant coup de gong. Au pied d’un gigantesque Bouddha d’or, quelques moines rasés, contemplatifs à souhait, accroupis devant de nombreux fidèles, entretiennent méthodiquement le sourd ronronnement, mélopée languissante surgie d’un autre monde.

     
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Chance inespérée, chacun retrouve ses chaussures à la sortie de la pagode ! La pluie cesse enfin et nous visitons le parc, sa bambouseraie et son étang, au centre duquel trône l’incontournable îlot artificiel, avec sa rocaille et ses saules. Les poissons rouges et les nénuphars sont bien là, pas les canards !

     
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Mais sentier détrempé n’arrête pas le pèlerin : ayez la foi ! De retour vers la pagode, nous sommes sidérés par une vision mystique : Marie-Noëlle en pleine extase ! L’air évaporé, le regard inspiré, la chevelure en lévitation, en méditation transcendantale approfondie, elle nous avoue, les bras ouverts, qu’elle est totalement sous l’influence de ces lieux sacrés. Espérons qu’elle sera remise de cette nouvelle plénitude avant le prochain pique-nique d’été, bien concret, prévu dans le Cantal, dont elle est la maîtresse d’œuvre. N’oublions pas les nourritures terrestres !

La route du retour traverse le lac de Sauret-Besserve, le pont et le barrage. Nous baissons la tête pour passer sous le haut viaduc des Fades. A la sortie des Ancizes-Comps, Martine et Jean-Pierre ont l’idée fort inopportune de profiter traitreusement d’une halte de regroupement non annoncée pour faire de charmants adieux individuels et conviviaux à tous les participants. Chapeau les artistes ! Ils remontent à pied la file de voitures arrêtées, serrant les mains avec un sourire inoubliable et un petit mot affectueux, bel exemple à suivre pour tout candidat à une quelconque élection. Malheureusement, ultra-capoté et rétroviseurs embués, confiné dans son étroit cockpit, le chef du convoi n’attend pas la fin de ce qu’il croit une simple halte de routine. Il n’a pas perçu l’importance géopolitique de l’événement : la séparation de la montagne et de la plaine. L’organisateur, pressé par le chronomètre, repart sans parrainer dignement un grand moment d’anthologie : la majesté des adieux de nos amis d'Orcival, dignes de ceux d’un certain Napoléon à Fontainebleau. Le résultat est sans appel : deux demi-convois sur deux itinéraires différents. Efficace, non ? Bison Fûté serait bien inspiré de faire appel à l’expertise de Jean-Pierre pour répartir le trafic lors des prochains chassés croisés vacanciers.

     
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Pour regagner au plus vite son cher Berry, notre charmant équipage féminin, Stéphanie et Claire, adepte universellement reconnu de la circulation en accordéon, prend congé du groupe. C’est toujours un vrai bonheur de les avoir parmi nous. Nous devrions organiser davantage de sorties septentrionales pour les Arvernes. Pourquoi à notre tour ne pas aller à la rencontre des autres ?

L’heure avance trop vite au goût des organisateurs. Plus question de prendre le pot de détente au club house du golf de Riom. Les huit équipages restants rejoignent Le Colonial, la brasserie du casino de la cité thermale de Châtelguyon. Une fois les voitures difficilement garées, au mépris délibéré de quelques règles de courtoisie oubliées pour la circonstance, les participants arrivent à se regrouper et allongent le pas pour ce dernier verre, tant désiré.

     
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Le Triumph Club de France se livre alors, comme à l’accoutumée, à son sport favori, la réorganisation à son goût de la terrasse de l’établissement. Chantal demande discrètement un Ricard, why not ? Le garçon de café, style Boy George relooké, chaud devant et chaud derrière, fier de ses accessoires et tatouages bien cachés pour être vus, relaye bruyamment la timide demande qui se voulait discrète. Avec des serveurs aussi délicats, relayés par des amis sincères, une bonne réputation est de plus en plus difficile à tenir. Faut-il changer le nom de la boisson ou découvrir un art qui fera sûrement fureur : la commande secrète sous anonymat. Qu’en pense le Conseil Constitutionnel ?

Après le dernier pot, c’est la fricassée de museau de rigueur, gare au choc des lunettes ! Puis c’est le traditionnel « Au revoir les amis », toujours ressassé, mais encore d’actualité, Dieu merci ! A nous revoir donc lors du pique-nique laïc et cantalien du dimanche 27 août, une fois Marie-Noëlle revenue, espérons-le, de son euphorisant séjour dans les éthers du nirvana tibétain. Michel, nous sommes de tout cœur avec toi, résiste aux tentations malignes d’un nouvel au-delà qui voudrait supplanter l’idéal auvergnat ! Pense d’abord à la truffade, à l’aligot, au Saint-Nectaire et au Saint-Pourçain !

Enfin une bonne nouvelle, l’animateur de la région Auvergne ne fait pas de discours, ce que tout le monde apprécie. Il se contente simplement d’adresser au nom de tous un grand merci à Monique et à Eric, talentueux organisateurs de cette sortie réussie, avec l’assistance discrète mais ô combien efficace de notre ami Patrice. A refaire, bien sûr !

     
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