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0000 Panorama AuvergneAuvergnePlein sud : Cézallier Cantal et Aveyron

Samedi 30 juin et dimanche 1er juillet 2018

Jean-Paul Lamy

 

Faut-il changer ? Le bar « La Montagne » d’Issoire est-il toujours le point de ralliement idéal ? On peut en douter car ce samedi matin c’est jour de marché, impossible de se garer. La fleuriste qui jouxte le bar laisse s’effondrer l’échafaudage qui lui sert de présentoir, heureusement sans dégât pour les voitures alentours. Tout le monde est bien là : vingt-deux personnes à bord de douze voitures prennent la route en direction du Cézallier sous une température déjà caniculaire.

2018 Auvergne Cantal Cezallier Panorama

Le convoi roule vers le Cézallier et l’altitude monte, monte, monte, la température aussi ! Le trajet de Saint-Germain-Lembron à Allanche est à inscrire au patrimoine mondial de l'Unesco, c’est une étape d’anthologie. Une petite route sinueuse comme on les aime, des paysages à couper le souffle ! Allanche : la vache sacrée trône bien sur la place du village. Mais où est passé Jean-Louis ? Il est parti dare-dare à la recherche d’une fontaine car un cloaque de bouses bien fraiches a eu raison de des atoûts arrière la jolie Mustang. Il rend à sa belle américaine une propreté de bon aloi et un aspect pimpant.

 

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Les voitures repartent sur des routes plus étroites en direction du bout du monde : Pailherols. Nous découvrons avec bonheur sa petite église et ses maisons en pierres apparentes, coiffées de lauzes et garnies de fleurs multicolores. Un incessant ballet de tracteurs traînant d’énormes remorques nous rappelle que les moissons viennent de commencer.

         
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Dans un décor de rêve, le repas à « L’Auberge des Montagnes » est excellent. L’idée d’une petite sieste fait plus qu'effleurer certaines spécialistes, mais nous ne dénonçons pas la Chantal la plus amoureuse de Morphée. Dieu merci, nous avons la chance d’avoir trois Chantal !

Il reste de la route à faire pour atteindre Conques, au nord de l’Aveyron, bien au-delà du Cantal, aux confins des frontières de notre nouvelle région. Le paysage change et nous abandonnons les grands espaces ouverts du Cézallier pour les vallées plus encaissées du Cantal, en attendant les gorges de l’Aveyron. Nous doublons ou croisons beaucoup de convois de motos. C’est l’époque !

          
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L’arrivée à Conques, étape renommée du chemin de Saint-Jacques-de-Compostelle, laisse planer un doute sur les conditions des reconnaissances préalables. Le convoi dépasse l’entrée du village ! Notre leader, garé sur la seule place ombragée, délaisse tous ses suivants, les laissant cuire à petit feu sous un soleil de plomb. Comme une sourde révolution monte en puissance, le chef finit par faire demi-tour pour gagner le parking promis, mais personne ne trouve son emplacement et les voitures s’éparpillent au gré des rares places vacantes.

Le soleil adulé au début, finit par rendre hargneux, les attentes inutiles aussi. Quel beau révélateur de la personnalité profonde des plus acerbes d’entre nous ! Les critiques fusent contre l’organisation : pourquoi rouler un jour de match de l’équipe de France de football, pourquoi les bas-côtés de la route n’ont-ils pas été tondus, pourquoi la route n’a-t-elle pas été nettoyée devant les fermes, pourquoi ne roule-t-on jamais soleil dans le dos, pourquoi certains kilomètres sont-ils plus longs que d’autres, pourquoi y a-t-il plus de virages à gauche qu’à droite ? Passons sous silence d'autres questions rarement pertinentes, le plus souvent surgrenues !

2018 Auvergne Cantal Conques PanoramaOuf ça y est, les voitures sont garées. Le village de Conques est à la hauteur de sa renommée. Nous visitons le trésor de l’abbatiale Sainte-Foy avant de pénétrer dans l’édifice. Mais où sont donc passés nos organisateurs ? Ils ont soudainement disparu et resteront plutôt discrets sur le but de leur escapade. Nous ne répéterons pas ce que de mauvaises langues insinuent. Par bonheur ou par hazard, nous les retrouvons à la fin de la visite. Quant à Jacques, il ne se laisse jamais influencer : ne va-t-il pas garer sa voiture à l’ombre, loin de l’abbatiale ? Insensible à l’odeur de sainteté, cet impie avéré préfère regarder le match de football sur son téléphone païen.

Volubile, la guide bavarde se complait à n'oublier aucun détail : rien que la description du tympan de l’édifice prend plus d’une demi-heure. Pour notre plus grand bonheur, elle n'a pas le temps de commenter chacun des personnages de la scène. Quant aux fabuleux vitraux signés du peintre Soulages, ils sont loin de faire l’unanimité et par respect pour les amateurs d’art prétendument avertis, on n’en dit pas plus…

         
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Le téléphone de Jean-Paul résonne tout à coup dans le silence pesant de la basilique. Quelle idée aussi d'appeler un brave pélerin qui visite un lieu sacré ! Le moine prémontré chargé d’assurer la solennité du sanctuaire s’approche discrètement, lui met la main sur l'épaule et lui demande non sans malice : « En ce lieu de recueillement, est-ce un appel divin ? ». Que nenni, c’est Martine ou Jean-Pierre, disparus on ne sait où (?), peut-être comme au cours des reconnaissances, qui se manifestent enfin, donnent des signes d’impatience et exigent derechef un retour sans tarder à l’hôtel d’Entraygues-sur-Truyère, capitale d'un soir.

Arrivés à destination, nous entassons toutes les voitures dans la petite cour de l’hôtel « Les Deux Vallées ». Plus question d’ouvrir les portières et il est sûr qu'aucune autre voiture, même une Smart, ne pourra entrer. D’aucuns partent visiter le charmant petit bourg implanté au confluent de la Truyère et du Lot, avant de s’attabler pour dîner le long d’une immense table unique.

         
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La journée du dimanche est tout aussi caniculaire que le veille. Nous longeons le Lot, traversons les villages d’Estaing et d’Espalion avant l’ascension du plateau de Laguiole. Le taureau nous attend sur la place du Foirail. Le tour de la petite cité est vite fait. Aussi surprenant que cela puisse paraître, la plupart des magasins de souvenirs, surtout de couteaux, sont fermés en ce début juillet, alors qu’il y a bien du monde dans les rues.

2018 Auvergne Cantal (35)Nous reprenons la route pour rejoindre Maisonneuve. En suivant son chef inspiré, notre convoi avance doucement, au risque de se faire rattraper par les cyclistes. Un camping-car furibond double brutalement nos voitures par paquets de deux ou trois, grands coups d'avertisseur à l'appui. La jolie Triumph d’Éric à ses vapeurs, elle est toute rouge et il faut lui donner régulièrement à boire, elle aussi ! Heureusement, tout se termine bien.

Au « Moulin des Templiers », c’est la photo de groupe au bord de l’étang avant le repas typiquement cantalou qui nous attend dans un cadre plutôt plaisant. Les plus serviables se battent en duel avec le traditionnel aligot qui fait de la résistance. Bel exercice physique et joli ballet vertical !

             
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La prochaine halte a lieu à Chaudes-Aigues. Nous visitons la fameuse source dont l’eau jaillit à 82 degrés. Rafraîchissant, non ! Marie et Jacques comme Chantal et Georges nous abandonnent car ils vont s’arrêter chez Jean-Yves; non loin de là. Chantal et Yves nous quittent et empruntent l’autoroute car ils doivent être à Paris dès ce soir. Jean-Paul prend la tête du convoi et les neuf voitures restantes roulent rapidement jusqu’à Massiac, histoire de réveiller les mécaniques en se ventilant un peu.

         
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Massiac, étape incontournable ! Bien entendu, nous réorganisons à notre guise la terrasse du « Café du Nord », c’est la tradition du pot de détente. Puis, après les embrassades de rigueur, chacun regagne ses pénates. Nous nous retrouverons dimanche 19 août pour notre pique-nique estival. En attendant, bonnes vacances à tous !

Enfin, bravo à Martine, Jean-Pierre, Marie-Noëlle et Michel pour l’organisation de cette belle sortie, avec un choix de routes exemplaire et des étapes gastronomiques unanimement appréciées. Merci les amis ! Bien sûr que vous avez été excellents. A refaire !

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0000 Panorama AuvergneAuvergneFilons à Aubusson

Dimanche 6 mai 2018

Jean-Paul Lamy

 

 

Il est toujours difficile à l’organisateur d’une sortie d’en faire un compte-rendu objectif. Faute de volontaires pour s’atteler à cette tâche, l’animateur régional a dû se résoudre à cet exercice périlleux, vous l’aurez voulu !

Il est rare que les Auvergnats aillent dans le département de la Creuse, la beauté des Puys et du Sancy les retient, il ne leur vient pas à l’idée d’aller plus loin. Et pourtant à l’Ouest, il y a du nouveau… la Creuse n’est pas un désert mais une région à découvrir, avec des paysages champêtres et des cités anciennes. C’est le cas d’Aubusson, capitale de la tapisserie, qui fut manufacture royale au temps de sa splendeur, à l’époque du Roi Soleil.

Comme le reconnaît fort justement mon complice Patrice qui m’a aidé aussi efficacement que discrètement à organiser cette sortie, la clé du succès repose sur trois éléments déterminants : d’abord la météo, ensuite la météo, enfin la météo. Et elle nous est plus que favorable. Le matin nous roulons vers le ponant, sans être éblouis par un soleil resplendissant. Le retour vers le levant est tout aussi agréable.

 

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2018 Auvergne Aubusson (1)A l’heure convenue, tout le monde est là pour le petit déjeuner, chez nos amis Isabelle et Valéry au Relais des Puys d’Orcines, bien connu de tous. Excellent accueil, café, croissants, distribution d’un roadbook simplissime. Devant les voitures, palabres matinaux sous un beau soleil.

     
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Mais que sont devenus Chantal et Yves, à bord de leur Spitfire bleue ? Ils finissent par se signaler au téléphone. Ayant naïvement fait une confiance aveugle au désormais infaillible GPS, ils se sont perdus dans la pampa à l’est de Clermont-Ferrand, à l’opposé de la chaîne des puys. Et dire que dans une vie antérieure, Yves était officier de la Marine Nationale ! On attend pourtant leur arrivée avant de prendre la route, mais ils sont privés de petit déjeuner et autres salamalecs.

C’est la première étape et le convoi de dix voitures s’étire sur de jolies routes jusqu’au premier point de regroupement prévu à Giat. Célibataires d’un jour, Eric et Valéry décident de faire équipage et la mignonne mini reste au garage. Comme Isabelle qui, telle Pénélope attend le retour de son Ulysse. Il faut bien que quelqu’un fasse tourner la boutique !

Les voitures alignées sur la grand-place de Giat attirent quelques curieux. On est surpris par un attroupement autour de la pimpante MGF de Martine et Jean-Pierre. Mais que se passe-t-il ? Impossible de découvrir la voiture, la capote anglaise fait de la résistance et refuse obstinément de rentrer dans sa niche. Plusieurs spécialistes d’un jour s’y essayent sans plus de succès. Il est vrai qu’il n’y a pas de notice, comme pour pout tout bon meuble Ikéa ! Enfin, au terme d’une séance de rires entrecoupée de jurons, la bâche récalcitrante finit par plier. Un peu plus loin, la Caravelle demeure capotée, allez savoir pourquoi ? Enfin, compatriote sexy de Marylin Monroe, la Mustang est souvent capot levé, mais rien de grave, c’est pour exhiber ses dessous.

         
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Au moment te partir, force est de constater que Valéry manque à l’appel. Son coéquipier va-t-il l’abandonner ? Nous finissons par le retrouver au fond d’un bar, derrière un verre de Fendant. En effet, l’hôtel Robert qui trône sur la place est tenu par un Suisse de ses connaissances.

Nous reprenons notre progression vers Aubusson le long de sympathiques routes bien étroites et sinueuses. Nous ne croisons personne, sinon quelques engins agricoles démesurés pour la largeur de la voie.

         
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Nous empruntons les étroites gorges de la Rozeille avant de déboucher dans la large vallée de la Creuse et de nous arrêter enfin à l’auberge « Le Petit Vatel ». Nous garons les autos dans le parc ombragé à côté de la piscine. En adepte quasi-professionnelle de la sieste champêtre impromptue, Chantal apprécie le site, mais il est encore trop tôt, Morphée attendra ! En effet, c’est l’heure d’un apéritif convivial avant de passer à table dans la salle à manger voisine, où trois petites tables nous attendent. L’accueil et le décor de l’établissement sont unanimement appréciés, le repas aussi. Un seul regret, le vin aurait gagné à être un peu meilleur, mais cela a surement contribué à limiter la consommation.

         
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Le planning, assez souple pour une fois, nous permet de faire le tour d’Aubusson en voiture et de défiler dans l’unique artère animée du petit bourg qui a vu sa population décroître ces dernières décennies pour tomber sous la barre des 4.000 habitants. La concurrence des techniques modernes basées sur l’automatisation a rendu la tapisserie, gouffre de main d’œuvre manuelle, beaucoup trop chère. En conséquence, elle n’occupe plus qu’une niche de marché. Pauvre Aubusson, gloire et prospérité appartiennent désormais au passé.

2018 Auvergne Aubusson (37)C’est l’heure de visiter la Cité de la Tapisserie. Nous avons beaucoup de chance car le musée est exceptionnel, présenté de manière magistrale par une guide compétente et passionnée. Elle se met à la portée de ses interlocuteurs, répond à leurs questions, communique à merveille, prend soin de leur confort en apportant des chaises si nécessaire. Mais nous ne décrirons ici ni l’art de la tapisserie, ni le carton, ni la chaîne, ni la trame, ni le nœud symétrique, qui n’ont plus de secret pour nous.

2018 Auvergne Aubusson (38)Au cours de notre visite, nous découvrons avec stupeur une redoutable bombe sociale. Sachant qu’il faut des jours, voire des mois, sinon des années pour réaliser une tapisserie, la manufacture d’Aubusson, établissement qui relève du domaine privé, mettrait sept fois moins de temps que la manufacture d’Etat des Gobelins, qui fait partie du domaine public, pour fournir le même travail, les commandes de l’Etat étant à l’abri de la pression de la concurrence. Espérons qu’il n’y a ni fonctionnaires, ni syndicalistes dans l’assistance car de tels propos, même s’ils s’avèrent justes, sont de nature à faire descendre pas mal de monde dans l’unique grand-rue d’Aubusson, pire encore dans la France entière.

Dans des salles dédiées, des artistes exposent leurs œuvres à base de tapisserie. D’aucuns font état d’un désir irrépressible de se faire remarquer, en se voulant décalé, original et excentrique, mais aussi amusant et inventif. A voir le résultat, on est en droit de se demander s’ils n’ont pas fumé la moquette, voire les chutes de tapisserie.

         
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Cette Cité de la Tapisserie vaut vraiment le détour, et les participants l’ont bien apprécié. Notre guide n’est pas oubliée, elle se souviendra sans doute avec bonheur de la visite du Triumph Club de France, assez différent des groupes scolaires ou de type TTT : Troisième âge, Tourisme et Tricot.

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Pour retourner à Orcines, nous empruntons sans fioriture la route directe, via Pontaumur et Pontgibaud, soit 80 kilomètres sous un soleil toujours aussi ardent. Pas de gendarmes sur la route, même lorsque l’on passe à proximité de leur « nid » de Bromont-Lamothe.

Après leur panne d’orientation du matin, nos amis en Spitfire bleue frôlent la panne d’essence du soir, mais tout finit bien.

La belle Triumph TR250 de Laurence et Jacques fait des siennes et veut prouver qu’elle est bien dotée de roues indépendantes. En effet, les écrous qui tiennent lesdites roues ont une tendance vicieuse à se dévisser. Il faut donc resserrer sérieusement les boulons pour que la voiture rejoigne Orcines.

Sur leur vaillant destrier TR5PI, Marie-Noëlle et Michel sont de grands chasseurs à courre sans le savoir. Ils manquent de peu mettre fin aux jours d’un petit chien suicidaire, mais la Triumph a de bons freins. Finalement, heureusement que le chien n’était pas tenu en laisse, il aurait entrainé ses maîtres en travers de la chaussée : strike !

Pas d’incidents sérieux, pas de panne, que du bonheur sous un beau soleil ! C’est la fin de cette journée dans la Creuse. Au soleil couchant, nous nous attablons dehors au Relais des Puys. Pour une fois, nous ne réorganisons pas la terrasse de l’établissement car Valéry, membre averti du club, l’a déjà fait. Donc nos belles traditions perdurent. Après ce pot d’échappement ou de détente, comme vous voudrez, chacun regagne ses pénates.

Un grand merci à Valéry qui a accepté de jouer au grand reporter en assurant avec brio la couverture photographique de cette sortie.

Rendez-vous lors de notre prochaine sortie à Vichy. Jean-Pierre et Yves nous en ont vanté les mérites. A bientôt, pour nous retrouver dans une ambiance Napoléon III, au temps de la splendeur de la ville thermale. Tel César, vous pourrez enfin déclamer : « Veni vidi Vichy » !

     
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0000 Panorama AuvergneCA MagrisSortie de printemps

 

Entre grande Limagne et petites routes

 

Dimanche 8 avril 2018

 Georges Magris

 

Une douzaine d’équipages se retrouvent au bar du plan d’eau de Cournon d’Auvergne pour dégommer cette nouvelle année. Après les bises de retrouvaille, un petit déjeuner copieux est partagé avec un groupe de « Harleyistes » et nous notons l’absence bien excusée des fidèles Chantal et Jean-Pierre, partis naviguer sur les rivières hollandaises.

Puis démarrage de nos bolides et virée pour le Livradois. A noter quelques « Triumph » originales dont une américaine, une française et une anglaise moderne. Bien au delà du quota de 10% toléré par nos statuts !

Personne n’a osé décapoter car le fond de l’air est frais et le plafond plutôt bas. Cela ne nous empêche pas d’admirer les paysages, le long des petites routes sinueuses, où la nature explose et nous gratifie de multiples couleurs florales. En ce dimanche matin, nous ne croisons que peu de véhicules, ce qui est bien agréable. La Beauté, Isserteaux, Sauxillanges et La Chapelle sur Usson, ou nous nous arrêtons quelques minutes en « centre ville », afin d’attendre Chantal et Georges en position de voiture balai. Quelques kilomètres plus loin, nous admirons le château de Monfort au Vernet-la-Varenne, où Nathalie et Marcel ont la bonne idée de nous rejoindre au volant de leur Spitfire blanche.

 

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2018 Auvergne Printemps Montfort                   2018 Auvergne Printemps La Chaux Montgros
 Château de Montfort - Vernet-la-Varenne    Château de Lachaux-Montgros
     
2018 Auvergne Printemps Chameane   2018 Auvergne Printemps Busseol
Château de Chaméane   Château de Busséol
     

Dès la reprise du circuit, nous étrennons les premières gouttes de pluie qui ne cesseront qu’après être redescendu en plaine, en cours d’après midi.

Nous arrivons enfin à Saint-Germain-l’Herm, petite commune d’environ 500 habitants à 1.000 mètres d’altitude ou le restaurant « Le Pré Fleuri » nous attend. Personne ne se fait prier pour se mettre au chaud et déguster une cuisine familiale de bonne facture. L’ambiance est conviviale et les discussions vont bon train.

Vers 14 heures, repus et réchauffés nous reprenons notre périple. Nous faisons le tour du château de Chaméane, sans descendre de voiture et une foule d’autochtones nous applaudit lors de notre passage et des visages étonnés nous épient derrière les fenêtres. Certainement l’attraction du weekend pour ce petit village d’environ 150 habitants !

Nous repassons à Sauxillanges pour suivre la direction de Billom, puis Manglieu, Sallèdes et arrêt digestion au château renaissance de La Chaux-Montgros emmailloté sous une bâche plastique pas très avenante. Nous attendrons encore quelques années avant une visite complète avec le club.

Il ne reste que peu de kilomètres pour arriver au château de Busséol où le propriétaire des lieux nous attend pour une intéressante visite guidée.

     
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 Château   de    Busséol
     

Ce château féodal roman du 12ème siècle domine la Limagne. C’est le plus ancien et le plus historique de la Comté d’Auvergne et l’intérieur, parfaitement restauré à partir de 1996, nous laisse admirer quelques belles salles dont la principale avec une exceptionnelle cheminée circulaire. La visite se termine sur le chemin de ronde menant à un « singulier » jardin suspendu.

 
2018 Auvergne Printemps Groupe Montgros
 

Notre périple s’achève et nous ramène au plan d’eau de Cournon pour le traditionnel pot de dispersion. Comme à l’accoutumée, nous déplaçons quelques tables en terrasse afin de nous installer confortablement et terminer cette journée dans la bonne humeur.

     
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AuvergneSortie d'automne
 

Dimanche 15 octobre 2017

Jean-Paul Lamy

 

La région Auvergne termine l’année 2017 par une sortie comme on les aime : météo fabuleuse, programme ciselé, organisation sans faille, visites aussi originales qu’intéressantes, sans oublier bien sûr les parenthèses gastronomiques.

Tout est extraordinaire aujourd’hui. Déjà à l’heure prévue, tous les participants sont bien là, huit Triumph, une Mustang et une Volvo rouge cerise. Ensommeillée jusque-là, la place de l’église de La Moutade s’anime et avec ses quatre minutes de retard habituelles, le clocher du village sonne 8h30. « Le Caveau du Fort » nous attend pour un de ces petits déjeuners dont il a le secret, avec ce fameux pain perdu qui fait l’unanimité.

 

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Martine a dessiné le parcours de cette sortie. Avec son sourire habituel, elle distribue la simple feuille cartonnée qui sert de roadbook. Patrice est un adepte du secret, il ne parle pas même sous la torture. Il consent toutefois à lever les inquiétudes que suscitent un parcours surprise. Leader aux talents cachés, il dirigera le convoi tandis que Jean-Pierre, son complice dans l’organisation de cette sortie, fermera la marche au volant de sa discrète Volvo rouge « muleta ».

Célibataire ce jour, Jean-Paul remise la Caravelle et rejoint son ami Jean-Pierre pour faire le parcours en TR3A. La forte présence des Triumph est ainsi confortée.

Nous voilà partis pour Saint-Eloy-les-Mines visiter devinez quoi : la Maison de la Mine, bien entendu ! La route est droite, lisse et belle jusqu’à la cité minière. Certes, la traversée de Pont-de-Menat rappelle un peu les lacets des cols alpins, mais sur quelques kilomètres seulement. Arrivés au centre de Saint-Eloy, nous garons les voitures devant le haut chevalement, emblème tout en hauteur d’un monde souterrain.

Il manque une Triumph à l’appel, la TR3A de nos amis Chantal et Jean-Pierre ayant eu ses vapeurs. L’assistance va déposer délicatement la chaude anglaise devant le garage dont la visite est programmée pour l’après-midi. La Volvo écarlate qui ferme la marche accueille volontiers les naufragés de la route. Personne ne saura jamais comment la frêle Chantal et le long Jean-Pierre s’y sont pris pour se glisser à l’arrière de la petite suédoise de plus en plus rouge.

Nous n’ignorons plus rien de la cité minière de Saint-Eloy. Les plus optimistes partagent la vision d’un Jules Verne tourné vers l’avenir, tandis que les plus émotifs s’imprègnent de l’univers d’Emile Zola. Notre guide est fière d’être fille de mineur, comme beaucoup dans la cité. Faut-il en déduire que les pères sont tous précoces dans les Combrailles ? Nous ne vous racontons pas ici la riche histoire des mines auvergnates, retournez visiter les nombreux sites consacrés à ce patrimoine des années passées pour assouvir votre insatiable besoin de culture.

     
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Sous un soleil radieux, nous mettons le cap toujours plus au nord, pour rallier Montaigut-en-Combrailles, où certains d’entre nous ont connu une belle aventure professionnelle. Mais, allez savoir pourquoi, le régional de l’étape se montre peu disert sur les atours du petit bourg.

C’est « Le Coq d’Or » qui nous accueille pour un excellent repas. La disposition des tables permet des échanges bien sympathiques. Le menu et les vins de qualité sont appréciés de tous.

L’itinéraire de retour sur Aigueperse emprunte de jolies petites routes, qui serpentent entre les gorges de la Sioule et de la Morge. Nous roulons lentement, afin de profiter au mieux de cette belle journée ensoleillée, un été indien comme on en rêve. Point d’orgue de cette sortie, nous garons nos voitures devant les établissements OE Boche, restaurateur de voitures anciennes émérite bien connu, dont la réputation n’est plus à faire. L’accueil d’Olivier Engelvin est sympathique et chaleureux.

A nous de découvrir cette véritable caverne d’Alibaba. Quelles sont belles, ces anciennes anglaises entassées dans le hall d’accueil ! Chaque bâche soulevée révèle une merveille à l’amateur de voitures anciennes. Certaines sont très rares et c’est une véritable fortune qui se cache ici en attendant de réapparaître au grand jour. Nous visitons les différents ateliers, les nombreux magasins. Nous sommes loin de l’organisation clinique des usines modernes, le grand bâtiment est un véritable labyrinthe, un authentique capharnaüm, où gisent des pièces a priori sans avenir et qui vaudront demain une fortune, dès lors que l’on aura besoin d’elles. Nous contemplons les voitures à différents stades de restauration et cela nous laisse rêveurs.

     
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Il faut être vraiment passionné ou fou pour entreprendre des chantiers aussi coûteux. Mais pour ces riches amateurs, quel bonheur de disposer en fin de restauration d’un véhicule plus neuf que neuf, d’une qualité certainement supérieure à celle de la voiture d’origine le jour de sa sortie d’usine ! Le dilemme est toujours là, faut-il payer cher une voiture en parfait état et en profiter immédiatement ou se lancer à corps perdu dans l’aventure d’une restauration étalée dans le temps, apparemment moins coûteuse, mais est-ce bien vrai au bout du compte ?

Nos amis venus du grand sud, Issoire en l’occurrence, nous quittent discrètement. Tous les autres retournent à la Moutade toute proche, où « Le Caveau du Fort » nous accueille pour le traditionnel pot de détente, point final de cette belle journée.

     
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Si vous ne venez pas à Lyon visiter le stand Triumph lors du Salon « Epoqu’auto » début novembre, rendez-vous samedi 13 janvier 2018 à à 16 h à « La Trinquette », le club house que nos amis d’Auvergne Plaisance et Croisière ont l’aimabilité de mettre à notre disposition. Nous y tiendrons notre assemblée régionale, parlerons de l’avenir, sabrerons le champagne et partagerons la galette des rois.

Dernière minute ! L’AFP nous communique une nouvelle d’importance : Marie-Noëlle est entrée en rébellion ouverte. Elle souhaite instaurer un nouveau régime, la pompe aux pommes, la galette ne faisant plus recette. Quel coup d’état en perspective ! Nous ne connaitrons donc que début janvier le nombre de révolutionnaires que cette passionaria dans l’âme aura su rallier à sa noble cause.

A très bientôt, les amis !

     
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2017 Auvergne Cantal BandeauPique-nique dans le Cantal
 
Dimanche 27 août 2017 
Jean-Paul Lamy 

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2017 Auvergne Cantal (2)La sortie pique-nique innove. Cette année, nos amis Marie-Noëlle, Martine, Michel et Jean-Pierre, metteurs en scène émérites, décident renouveler le genre. Quelle audace ! Révolu le petit repas frugal tiré du sac, finie la nappe étalée sur un sol toujours inégal et les couverts en plastique qui volent au vent, terminé le partage de gamelles comme au camp scout, adieu l’éternel pastis en promotion que l’on sirote à l’envi sous les arbres. Le pique-nique traditionnel a vécu, nos organisateurs défrichent une nouvelle voie. On reparlera dans les chaumières d’un style nouveau : la réception au château modestement déclinée en partie de campagne.

Bien que Bison, réputé futé, nous ait déclaré les routes du week-end saturées par les vacanciers de retour, tous les équipages rejoignent sans encombre le bar de la Montagne à Issoire. Presque tous, il en manque un, et pas des moindres. Notre shérif s’est simplement trompé de fuseau horaire. Il déclenche l’hilarité générale en incriminant le programme proposé sur site du club. En effet tous les autres sont bien là, à l’heure proposée.

Ils sont venus, ils sont tous là, même Nathalie et Marcel qui ont la gentillesse de nous rendre visite pour partager notre petit déjeuner, à une encablure de leur fief de Parentignat. Pauvre Marcel, avec son dos endolori, le voilà privé d’auto en raison d’une mauvaise chute. Nathalie et Marcel ne nous accompagnent pas pour cette randonnée dans le Cézallier et le Cantal. Mais nous attendons de les retrouver en pleine santé, Marcel accompagné comme d’habitude de son piano à bretelles, pour le plus grand bonheur des amateurs de musette.

Les arrivants successifs explorent le parking en face du bar La Montagne. Personne n’aperçoit la Caravelle d’Agnès et de Jean-Paul. Ils sont pourtant bien là, mais avec un attelage surprenant, la Twingo bleu lagon de Madame, traînant une remorque chargée de deux gigantesques barnums. La réussite de cette sortie est essentielle : s’il pleut, nous pourrons nous blottir à l’abri, si la canicule est au rendez-vous, nous serons à l’ombre. Bien vu, ce sera le cas !

C’est l’heure du départ. Michel démarre son bolide sombre et prend un malin plaisir à se faufiler dans un dédale de rues en sens unique pour enfin déboucher un peu par hasard sur la route départementale prévue par le roadbook minimaliste. Et ô surprise, le reste du cortège attend le « leader maximo » qui devait leur montrer le chemin. Il reprend aussitôt la conduite des opérations.

Les organisateurs sont excellents, l’itinéraire est splendide, des paysages vallonnés de la région d’Issoire aux horizons immenses du Cézallier, beau et désertique à souhait. Au cœur de cet immense désert vert, nous sommes attendus au lac du haut de La Godivelle par ses véritables habitants : les vaches Aubrac et Salers, avec leur belle couleur, leurs cornes originales, leurs grands yeux qu’on croirait maquillés.

 
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Certains montent sur la colline toute proche pour admirer les monts du Sancy d’un côté, ceux du Cantal de l’autre. Les chiens blancs de l’expédition s’en donnent à cœur joie. Puis, c’est l’incontournable photo de groupe devant le lac !

2017 Auvergne Cantal (12)Les sorties de notre belle Auvergne se succèdent mais ne se ressemblent pas. Ne voilà-t-il pas que Monique et Eric se lancent courageusement à l’aventure, ils osent rouler décapotés. Inconscients ou téméraires, c’est un bel acte de courage et un joli spot publicitaire pour notre chère région. C’est d’autant plus méritoire que ce matin, le ciel couvert et quelques gouttes d’eau ne laissent guère prévoir cette journée tropicale.

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2017 Auvergne Cantal (9)L’heure tourne et l’itinéraire prévu reste encore long. Après les hauts plateaux, les vallées encaissées du Cantal. Nous passons sans faire le détour près d’un monastère orthodoxe. Ce sera pour une autre fois, les équipages ayant déjà donné dans l’œcuménisme en découvrant un temple bouddhique lors de la dernière sortie d’été dans les Combrailles.

La route est étroite et la large Mustang ne peut éviter quelques branches. Heureusement, après quelques soins cosmétiques, la peau du bel étalon ne laissera plus apparaître aucune blessure.

Regroupement avant la dernière étape, qui doit nous conduire au camp de montagne isolé de Vézolet centre. La route se fait plus étroite encore, ondule de bosse en caniveau, serpente de lieu-dit en lieu-dit. Ce décor ferait un beau sujet de film ou de polar. Enfin, sur notre gauche, apparaît une belle maison cantalienne typique, restaurée avec goût, au fond de son pré vert inondé de soleil. C’est la retraite montagnarde de Marie-Noëlle et de Michel. L’endroit est idyllique. Une à une, les voitures se rangent devant la maison.

Puis c’est le grand cirque. Les vieux barnums présents sont-ils suffisants, car le soleil est équatorial ? On décide de monter en complément l’un des deux grands abris arrivés dans la remorque de la Twingo. On dirait l’installation d’un cirque sur la place du village. Après le lent ballet des porteurs de baldaquins, les tentes sont en place et nous sommes enfin à l’ombre.

     
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2017 Auvergne Cantal (29)Pendant ce temps, la guerre des guêpes fait rage. Michel a disposé des pièges style McGyver, ce qui n’empêche pas les envahisseurs d'occuper le domaine. N'ont-ils pas déjà piqué goulument Marie-Noëlle et Martine la veille ? La tapette de service, pourtant manipulée par d’aucuns avec une délectation certaine, semble davantage amuser les guêpes que les éliminer. Heureusement, nous avons une pharmacienne parmi nous ! Si ses bons conseils sont les bienvenus, l’exigüité de la Morgan de Jean-Pierre ne permet pas le transport d’une succursale d’officine.

La fête commence. Drôle de pique-nique en effet ! Pas question de s’asseoir sur l’herbe, la table du banquet est joliment dressée sur la terrasse à l’abri des tentes. Nous apprécions de véritables verres, de vraies assiettes et de robustes couverts. Nous dégustons les nombreux et excellents plats préparés par Martine et Marie-Noëlle, puis les fromages qui font la part belle aux produits locaux, enfin un dessert maison qui fait l’unanimité. Martine et Jean-Pierre, assurent un service impeccable, on reconnait là les vrais professionnels. Ils arborent des tabliers originaux : Martine fait la promotion des crustacés du Cantal et Jean-Pierre celle du Camembert local.

     
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Comme le soleil, l’ambiance est aussi au beau fixe ! Les conversations vont bon train. Prudente et madrée, Chantal s’est attablée assez loin de Jean-Paul afin qu'il ignore les tribulations de sa vie privée. La chaleur est étouffante, aussi Laurence et Jacques décrivent leur périple de plusieurs milliers de kilomètres en camping-car jusqu’au Cap Nord. Mais l’évocation des frimas de Laponie et du climat extrême de Kirkenes ne nous rafraîchit guère. Nos amis Catherine et Michel, ayant exercé leur activité en Afrique tropicale, ne semblent pas trop souffrir du soleil ardent.

Après un repas pantagruélique, à des lieues d’un pique-nique classique, certains vont faire une petite sieste derrière la maison. On admire la technique des spécialistes chevronnés de cet art, qui ont dû s’entrainer longtemps au travail, mais par charité, ne les citons pas ! La chaleur est telle que les boules de pétanque restent dans le coffre des voitures, l’arc et les flèches ne servent pratiquement pas. Equipée pour la circonstance, Agnès recourt à sa climatisation individuelle et portative, à savoir son bel éventail.

     
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Sous la houlette de Michel, les plus courageux partent pour l’ascension du redoutable pic de Vézol, qui domine tous les sommets alentours. Ils reviennent épuisés par la chaleur. Bravo à Christiane qui les a accompagnés. Les plus fainéants dont je fais décidément partie avec mon complice Patrice, restent prudemment dans un périmètre restreint. Les fondus de mécanique se regroupent sous un arbre à palabre à côté des « siesteurs » au long cours et entament les inusables discussions techniques, un vrai forum vivant. Parlant fort, ils ne se font pas que des copains.

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2017 Auvergne Cantal (36)La belle Mustang arbore un nouveau parfum capiteux, sans nul doute le fragrant « SP98 spécial pur-sang ». Isabelle et Jean-Louis sortent tout leur matériel bien imprégné de l’immense coffre et étendent son contenu sur la clôture, histoire de l’aérer. Il est pourtant bien connu que jerrycans et grosse chaleur ne font pas bon ménage. Force est de constater que leur bolide glouton consomme même à l’arrêt.

L’après-midi avance et des équipages reprennent la route. Il est vrai que certains se retrouvent bien au sud de leur résidence.

Qui avait dit un simple pique-nique ? En fait il y en a deux, car celui du soir attend la moitié de l’effectif qui est restée… Et on remet le couvert, dans les mêmes conditions que pour le déjeuner. C’est Byzance à Vézolet ! Quel accueil !

Avec le crépuscule, les petits enfants de nos hôtes arrivent. Tout le monde est sous le charme de Margot, la petite coquine rousse. Son grand frère Thomas nous gratifie d'un récital de guitare et le bougre s’en sort plutôt bien. Il ne manque pas d’une certaine impertinence en interprétant du Renaud dans une sortie Triumph ! De longs applaudissements saluent sa prestation.

Le soleil se couche aussi. Les derniers convives prennent la route, heureux d’une belle journée et convaincus que ce type de sortie est à perpétuer… Donc à la prochaine, encore faut-il relever un tel défi, la barre étant placée très haut !

2017 Auvergne Cantal (1)Bravo encore aux organisateurs et à Annie pour son aide discrète, mais efficace. Félicitations pour le tracé et le tempo de ce parcours aussi varié qu’exceptionnel. Merci à la météo, bien négociée avec l’office de tourisme de Condat. Vive l’originalité de cette journée inédite qui emprunte finalement au pique-nique traditionnel ce qu’il a de meilleur : repas froid et convivialité.

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