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0000 Panorama Pays Basque

2012 Event Savouret0000 DiaporamaEvent 2012 au Pays Basque

Ma TR quarante ans après...

par Jean-François Savouret
Triumph Event 2012
du 17 au 20 mai

Cliquer sur les photos pour les agrandir.  


 
Chapitre 1


« A moi Auvergne, voila Anglet ». « Les Basques ont une longue tradition de production de tissages Catalans ». Jules Michelet, historien.

« Car, encore sept jours, et je ferai pleuvoir sur la terre quarante jours et quarante nuits, et j'exterminerai de la face de la terre tous les roadsters que j'ai faits ». Genèse VII 4.
 
 
 
2012 Event TR4JFS1
Prologue
 
La TR avait mis presque un an pour se remettre de l'Event 2010. 2011 fut encore pire, au point qu'il n'y eu pas de Chapitre 6 aux aventures de la TR, le TCF étant parti sans moi faire des trous dans le gruyère. Comme tous les Suisses vous l'expliqueront, seuls les Français croient qu'il y a des trous dans ce digne fromage. La décennie 30 se clôt donc sur un trou fromager tandis que la décennie 40 s'ouvre sur un festival de résurrections en tous genres, qui renvoie Lazare et Vlad Dracul au rayon des Galas Karsenti.

En ce temps-là, votre serviteur s'en allait de plus en plus percé, son organisme aussi devenait idéal. Visiblement, la TR se prenait les rayons dans l'ordre des choses et dans son agonie me refilait le rôle du portrait de Dorian Gray. Et foin d'une simple vidange/graissage pour résoudre la situation ce coup-ci. Last but not liste (hein?), ma dernière acquisition, une splendide Austin Seven 1935 « Ulsteroid » carrossée tout alu par Rod Yates fit exploser son moteur. 2012 Event TR4JPS2A partir d'octobre 2010, ce ne fut donc qu'une longue suite de réparations, et pas toutes remboursée par la Sécurité Sociale.

La vie étant constituée d'événements totalement indépendants autant qu'inséparables, vous ne serez pas surpris d’apprendre que je fus pratiquement tiré de mes problèmes de santé en mars 2012, que l'Austin fut réparée en mars 2012 et que la TR elle-même fut prête au mois de mars 2012. Dans ce dernier cas, une interprétation sommaire des circonstances pourrait amener à accuser les délais nécéssaires pour refaire l'allumeur, ressouder le châssis et recaler l'arbre à cames. Mais moi, au bout de 40 ans, je sais ce qu'il en est. On ne plaisante pas avec le Karma.

2012 Event Voitures
A propos d'arbre à carma, j'ai bien un « Sprint 88 », comme je l'ai toujours cru et pas un quelconque « fast road » comme on l'avait pensé un moment en 2010-2011. Mon nouveau camarade de jeu, Jean-Christophe Rigaut, ayant fait les choses comme il faut, l’arbre à cames est optimal en calage statique à 103°. La suite logique fut une fastidieuse partie de cache-cache avec les pièces et les réglages des carbus, dont je vous passe la narration par le menu. Seul compte le résultat final pour servir d'enseignement aux générations futures : c'est avec le matériel d'origine qu'elle marche le mieux.

En mai, j’en suis là. Ca se passe assez bien, la voiture pisse un peu l’huile mais moins qu’avant et de toutes façons, ça sort par le joint du palier arrière, donc c’est normal. A part un bête incident de blocage de carbus dans un embouteillage, le moteur ronronne et prend ses tours mais je la joue fine. La PCV ayant été revue, le moteur ne souffle plus (ou presque). Comme Marie-Christine vient avec moi aux Events, le pare-brise est remonté et la capote a été doublée en chachlick mercerisé. Les portes sont maintenant équipées de side-screens, un détail navrant sur lequel je ne m'étendrai pas. Cette année, le prologue s'étendra sur trois jours, car nous avons décidé de descendre dans le sud en étapes batifoleuses, et plus si affinités.

 
2012 Event Organisateurs
Lundi à Mercredi 14-16 mai 2012
 
Il fait beau. On part, direction La Roseraie à Neuville de Poitou. Les chambres d'hôte dans un hôtel particulier du XVIIIème, ça me va, surtout avec un bon diner. On continue vers Bordeaux pour voir des copains. Etape repos de deux jours à Eysines. On discute photographie, on visite Andernos et les nouveaux quais de Bordeaux. Temps superbe, coup de soleil. On verra la suite... Le moteur va bien, les sides-screens tiennent impecc. Je reste à 120 (3500 rpm) tout le temps et je me fais flasher comme de juste. 2012 Event Saint Jean de LuzC'est la vie. La capote doublée maison est géniale côté bruit.

Je règle un peu la pression d'huile, trop haute. les carbus sont OK. Bruits bizarres finalement identifiés comme résonance de bruits moteur dans le cache-culbu spécial en alu, résonances qui n'existent pas avec le cache en tôle d'origine. Ben tant pis. Au fil des km, je pense que l'additif ZDDP que j'ai mis dans l'huile fut un bon achat et Dieu sait si les additifs sont bidons pour la plupart. Cela dit c'est logique de remettre dans l'huile les additifs historiques que les pétroliers ont enlevé pour gagner de l'argent. Donc, content. La consommation d'huile sera d'un verre en 2400 km.


Jeudi 17 mai
 

On part d'Eysines le jeudi matin pour Anglet. On arrive à l'Hotel Chiberta. Je ne fais aucune réflexion oiseuse et tout le monde m'en sait gré. Il y a une Caravelle dans le parking... c'est normal, c'est normal. A priori, on est très bien logés. Nous sommes presque 200, ce qui n'est pas simple à gérer. Il devient impossible de connaitre tout le monde, ce qui commence à poser problème pour le compte-rendu. Les Suisses sont là comme d'habitude, fidèles au rendez-vous. Enfin le TR Register UK montre de plus en plus son intérêt pour l'Event. Charly me montre sa nouvelle TR3, une version siliconée à la Mad Max. J'adore.

 2012 Event Bamba
Le soir, pot d'accueil, où je retrouve Didier Laurent dit "Didier l'embrouille" et Madame (Marie-Claude pour les messieurs). Activités diverses à base de Bandas et zakouskis. Je rencontre Phil Tucker du TR Register. Phil est venu en TR3A. Il conduit une TR7V8 (ne revenons pas là-dessus) en rallyes sportifs et a aussi une TR3S replica (http://www.tr-register.co.uk/forums/index.php?showtopic=24796). Je rencontre aussi Chris Hale (TS2, la TR2 avec des guêtres). Enfin, je rencontre des habitués du forum TCF. Ils ont la bonté de considérer le forum avec bienveillance. C'est super de dépasser les relations « web » pour faire vraiment connaissance. Je suis un peu cassé à 22h, aussi je vais me coucher. Savouret, c'est plus ce que c'était ....
 
 
2012 Event Espelette
Vendredi 18 mai
 
Je découvre le road-book le plus faux du monde. A dater de 2012, Tif et Tondu (Charly et Marc) sont interdits de road-book. On avait l'habitude au TCF, mais là c'est le pompon. Un tour à pied dans St Jean de Luz montre une profusion de pharmacies. Tout s'éclaire quand on voit l'âge des résidents.

On file sur Ascain. Il pleut un peu. On passe en Espagne pour déjeuner avec un mouton mort. Vu le road-book, tout le monde se plante vers la Venta du Carrelage alors qu'on ne voit vraiment pas l'intérêt de carreler une Triumph, même avec la météo du jour. Je m'explique pour le mouton: c'était un agneau quand le camion l'a écrasé mais le temps qu'il arrive au restaurant, l2012 Event Charcuteriee cadavre avait atteint l'âge d'un mouton. Je pense que c'est un camion qui l' a tué, mais c'était peut-être les franquistes.

Balade vers Ainhoa et Espelette. Il pleut toujours. J'évite l'écomusée, ayant déjà vu des brouettes. On rentre. Au diner, Dave Massey joue de la cornemuse: au point où on en est, on ne risque plus rien. Dave sait maintenant pourquoi les bérets sont étanches. Je demande aux Anglais, très habitués à la pluie, pourquoi les Triumph sont si peu étanches. Réponse: "Normal, elles ont été conçues pour l'exportation". Didier Laurent très en forme me conte les mérites respectifs des grands bourgognes, comme le Baloche-Corton et le Puligny-Montbraquet. C'est son problème.

 
2012 Event Triumph 2000
Samedi 19 mai

Il pleut toujours. On va sur Cambo les Bains visiter la Villa d'Edmond Rostand, le père du biologiste qui confondait les grenouilles et les sandwiches. Il pleut de plus en plus. On déjeune au Col de Gamia. On visite Saint Jean Pied de Port, puis super balade dans les montagnes. Dommage qu'on ne voie strictement rien. J'arrive quand même à voir qu'on n'a pas été nombreux à faire le grand tour par Dantxarinea. C'est drôle, on est 93 voitures et on a roulé seuls ou presque les trois-quarts de l'Event. On redescend sur Anglet: rond-points, gendarmes couchés, zones commerciales. On ne peut pas dire que la zone côtière soit aussi belle que l'arrière pays. Je dois un coup de chapeau aux Basques: ils conduisent bien, c'est pas fréquent.

Au diner, je rencontre Margaret (je me comprends) et Guy Lacôme, le spécialiste vidéo du forum avec son épouse. Martine Lacôme me propose un superbe néologisme pour la couleur "powder blue" des TR d'usine, le jeu de mot avec "baby blue" étant intraduisible, Martine propose "bleu dragées" qui rend bien compte du double sous-entendu. 2012 Event Col EspeguyDont acte, c'est dûment enregistré. En soirée, discours des présidents: badges, outils mémoriels divers, bouteille de fendant du Swiss TR. Merci André Rossier, la tradition est respectée. Best of show, le Roadster 2000 et deuxième, la Herald d'Hélène Rovel, première main, 47 ans d'anecdotes. La Triumph comme on les aime. Bizarrement, aucune de ces deux voitures n'apparait sur le listing des engagés, je ne peux donc m'assurer du patronyme exact des conducteurs. Désolé.

Didier l'embrouille se surpasse dans un échange de haute volée à propos de rosé et de troubles intestinaux induits avec Jean-Claude Vif qui n'en peut mais. Je fais celui qui n'est pas là. D'ailleurs je vais me coucher, vu qu'il pleut trop pour fumer un cigare.

 
Dimanche 20 Mai

2012 Event ParapluieIl pleut toujours. On monte à Hasparren par la route impériale des Cîmes. Arrêt café à Bardos et on redescend déjeuner à l'auberge d'Ugne, vers Urt près de l'Adour. Après un bon déjeuner, on se sépare. Nous partons pour Casteljaloux par la route des écoliers. De hameau désert à village improbable, la route se déroule sous un ciel de plomb. On passe à Mescoules, je ne fais aucune réflexion oiseuse et tout le monde m'en sait gré. A Casteljaloux nous attend une superbe chambre d'hôte (A la ferme de Souliès) en première étape du retour. 0000 EquipagesOn sèche un peu. Je suis enrhumé. La pluie continue. Direction Paris.
En attendant, vous pouvez revoir le programme et consulter la liste des participants. 

 

 
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0000 Panorama Touraine

2011 Entente Cordiale Pharmacie
Entente cordiale

 

1er et 2 octobre 2011
par Jean-Paul Lamy

 

A chacun son tour. Cette année, c’est le Sunbeam Club de France qui a organisé la désormais traditionnelle rencontre interclubs d’automne : une quarantaine de cabriolets et un coupé MGB GT. Nous sommes rejoints par une Citroën C4, remplaçant assez confortablement, il faut le dire, la vaillante MGA aujourd’hui défaillante de nos amis Brechet, sans lesquels notre entente ne serait certainement pas aussi cordiale. 2011 Entente Cordiale-PharmacieComme il se doit, le Triumph Club de France était bien représenté, avec près de la moitié des participants.

Au départ, nous sommes tous à l’ouest. Vendredi soir, le seul hôtel de Bléré apparemment digne de ce nom réalise la quasi-totalité de son chiffre d’affaires d’arrière-saison avec de curieux clients, semblant tous se connaître, venus au volant de jolis cabriolets d’un autre âge et cherchant opiniâtrement un garage pour la nuit. Mais la véritable « Entente Cordiale » ne débute que le lendemain.

Pour une fois, tout commence à l’hôpital. Celui de Bléré est imposant et possède une apothicairerie extraordinaire. Tout le monde visite avec intérêt ce lieu insolite et chargé d’histoire. Le guide, trop discret, est vite débordé par un troupeau de visiteurs indisciplinés. 2011 Entente Cordiale Vignoble VoituresNous roulons ensuite à vive allure vers le domaine des Petits Quarts, au cœur du coteau du Layon, où nous apprenons tout, tout, tout sur le précieux raisin local, au beau milieu du vignoble, sous un soleil de plomb. Notre hôte, moult chiffres à la clé, nous explique longuement pourquoi son vin est si rare, donc si cher. Ensuite, nous avons droit à la dégustation progressive de vins de plus en plus goûteux pour finir en beauté avec l’emblématique Bonnezeaux, onéreux, onctueux et liquoreux à souhait. Certains ne résistent guère à la tentation et carnet de chèque en main, ils désertent le chai pour investir la boutique. Pour beaucoup, c’est la capacité ô combien limitée du coffre de leur joli cabriolet qui mettra fin à leur irrépressible fièvre acheteuse.

Le Moulin de Sarré, niché au creux d’un coteau tranquille, 2011 Entente Cordiale Vignoble Degustationnous accueille pour un déjeuner paisible, tout en en longueur et en langueur. Mais le prix de la lascivité se paye comptant. Il nous faut ensuite rouler rapidement, voire trop vite, pour rejoindre Amboise, bien loin vers l’est. Au terme de cette trop longue étape de liaison, nous devons nous installer au Novotel d’Amboise avant la soirée. Et là, c’est le labyrinthe dans ce qui se fait de mieux, bravo les urbanistes locaux ! On se perd, on se retrouve, on se croise, on cherche un précieux sésame auprès des rares autochtones que l’on rencontre, on fait des kilomètres en rond puis on finit par se trouver face à l’hôtel, le plus souvent par hasard. Et dire qu’il faudra retrouver cet hôtel perdu après le dîner. Pour beaucoup, c’est une autre aventure qui se terminera tard dans la nuit.

Il s’ensuit une merveilleuse soirée au Clos Lucé, réservé pour la circonstance à notre congrégation. 2011 Entente Cordiale Clos Luce ExterieurNous pouvons garer nos voitures près du château, non sans avoir longuement tourné en rond dans le parc. Décidément, la bonne ville d’Amboise serait-elle réfractaire à toute signalisation ? Bien dissimulée dans un havre de verdure au cœur de la cité, la résidence royale du Clos Lucé est un vrai régal architectural. Le musée vaut le détour, nos guides sont simples et compétents, nous découvrons avec émotion les maquettes de machines d’un réalisme saisissant imaginées par le génial Léonard de Vinci.

L’apéritif moyenâgeux et le dîner médiéval dans le parc du château ne laisseront personne indifférent. Le décor est beau et insolite, la mise en scène est parfaite, le personnel a revêtu des costumes d’époque et le maître d’hôtel, à la voix de stentor, annonce 2011 Entente Cordiale Clos Luce Chariotdes plats qui n’ont heureusement rien de moyenâgeux dans une parodie de langage d’antan fleurant bon Rabelais. La nuit d’été est belle et nous regagnons nos voitures. C’est à nouveau l’aventure pour retrouver de nuit le Novotel, discrètement tapi au fin fond d’une banlieue sans âme.

Le lendemain, cap au nord, vers le château de Lavardin puis vers le relais de Ronsard à La Chartre-sur-le-Loir. Notre convoi s’étire le long de petites routes sinueuses et charmantes.

Avant de se quitter, nous nous sommes retrouvés à l'hôtel de France, ce fameux restaurant des pilotes des 24 heures du Mans où vibraient les ondes des Mercedes, Jaguar, Bugatti... 2011 Entente Cordiale Hotel de Franceet même des Amilcar !

Si les parisiens et autres habitants des régions septentrionales de l’hexagone apprécient de se rapprocher de leur destination, des séparatistes sudistes préfèrent regagner directement leurs pénates.

La prochaine édition de l’Entente Cordiale aura lieu le dernier week-end de septembre 2012 et sera organisée par l'Amicale Spridget. On peut d’ores et déjà réserver ce week-end, c’est tout le charme des manifestations à date fixe, comme notre Triumph Event.

En attendant, merci aux animateurs du Sunbeam Club de France pour cette belle sortie.

0000 Equipages

 

 

 

Paru dans Rétro Passion

N °232 - novembre-décembre 2011

 

 2011 Entente Cordiale Article Retro Passion

 
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0000 Panorama Provence Mediterranee

Wonderful Corsica
0000 Diaporama
du 25 au 30 septembre 2011
par Monique Combes et Marylène Dufour

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Drapeau Corse

 

Plaque Rallye Wonderful Corsica 2011

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Carnet d’un voyage inoubliable

2011 Wonderful Corsica CalviDepuis janvier de cette année, nous l’avions imaginé ce périple, rêvé, vécu et revécu cent fois dans nos têtes… Il nous tardait vraiment que septembre arrive pour enfin partir ! Et il arriva ce 25 septembre tant attendu et quel plaisir partagé par tous les participants de faire connaissance non seulement avec leurs compagnons de voyage, mais aussi avec le programme concocté par les Michel’s. Ce fut chose faite lors du premier dîner à Toulon, puis dans les files d’attente pour embarquer sur l’imposant paquebot « Mega Express » en charge de transporter les 32 équipages Triumph vers la Corse promise... 23h30, bienvenue à bord, mer calme, au revoir la rade de Toulon. Une nuit de traversée plus tard, quel spectacle de voir les côtes de la Corse se dévoiler tout doucement aux rythmes lents du bateau et des premières lueurs de l’aube ; la plupart d’entre nous squattait le pont pour ne rien rater !!!

 

2011 Wonderful Corsica Vico26 septembre - 7h30

Après un débarquement rapidement effectué (vive Corsica Ferries), à nous les premiers kilomètres de notre périple, la majorité des voitures décapotées... La Corse sent bon, un mélange de maquis, de fleurs et de mer confondus. Au bout du débarcadère nous attend le couple « présidentiel » du Triumph Club de France, Jacques et Marie. Désormais 33 voitures s’affichent au compteur. Sans perdre un instant, nous mettons le cap vers Sagone par une jolie route montagneuse, puis franchissons le premier col de San Bastiano pour enfin découvrir la route côtière, les pieds dans l’eau : végétation, paysages de montagnes et de mer, dégradés de vert et de bleu, lumière magnifique, nous voilà déjà conquis. Arrivés à Sagone, nous bifurquons vers Vico, le point de ralliement fixé pour le déjeuner. Vico, c’est un petit bourg bien regroupé qui abrite le couvent St François, lieu insolite et superbe d’un premier repas typiquement corse pris dans le réfectoire… En guise de digestion, les vérifications d’usage s’imposent pour bon nombre de ces messieurs sous les capots de leurs Triumph. Ensuite place à une balade tranquille qui nous mène à nos hôtels respectifs situés à Cargèse. Ce gros village grec d'environ 1.100 habitants nous séduit d’emblée tant par ses deux églises latine et orthodoxe que par le bleu carte postale de la mer qui paresse, comme une invite, le long d’une large baie. Beaucoup d’entre nous d’ailleurs profitent d’un bain de mer, avec une eau à 21degrés, jusqu’au coucher d’un soleil paradisiaque. Première nuit corse.

 

27 septembre

2011 Wonderful Corsica PortoAu programme de la journée, la découverte de la côte ouest toute dentelée avec les « Calanche » de Piana et le prestigieux golfe de Porto. Bien disciplinés, nous roulons par groupe de quatre ou cinq voitures. Au détour de chaque virage, Dieu sait qu’ils sont nombreux et rapprochés, la mer, partout la mer en contrebas d’une route par endroits très étroite où d’ailleurs nous avons du attendre un bon quart d’heure derrière le bus local coincé dans un virage avec des voitures qui venaient en sens inverse... Et que dire de la plage d’Arona, perdue tout au bout d’une petite route en corniche prise à Piana, tout au long de laquelle mer, montagne et maquis se répondent en permanence !.. Mais il faut faire demi tour, Porto et sa tour génoise attendent nos Triumph sur un parking spécialement réservé pour elles au centre du village et dominant la mer. Repos pour nos fidèles voitures et succès garanti... Quant aux équipages, ils sont attendus pour déjeuner en terrasse à deux encablures du port. C’est de là que nous allons embarquer sur le « Via Mare », notre bateau le temps d’une promenade en mer de trois heures à la découverte de Scandola, une réserve naturelle de 1.000 hectares. Au milieu de la « croisière » grandiose, une escale nous permet de visiter Girolata, minuscule village d’une vingtaine d’habitants, accessible uniquement par mer ou par sentier pédestre. Le trajet retour du bateau nous offre une vue splendide de Porto et de sa tour génoise. Mais il est l’heure de reprendre nos Triumph pour retrouver Cargèse et nos hôtels. Même si l’itinéraire est identique à celui du matin, (Piana) les paysages nous semblent perpétuellement renouvelés….Bonne nuit bien méritée tant les émotions sont fortes !..

 

2011 Wonderful Corsica Girolata28 septembre

Au revoir Cargèse, avec une pointe de regret, cap sur Calvi, 150 km plus au nord. Après avoir de nouveau traversé Porto, nous entamons la montée du col de la Croix et profitons tout au long de l’ascension et lors de nombreux arrêts de vues imprenables, notamment celle du golfe de Girolata. Fort judicieusement le « book » concocté par les « Michels » nous invitait à pique-niquer à Galéria, au bord de sa plage de galets. Quel bonheur, nous étions seuls au monde ou presque, à croquer nos provisions, trinquer avec un petit rosé corse acheté à l’épicerie du coin... Pour certains, une courte sieste à l’ombre des pins parasols, pour d’autres, une petite baignade !.. A l’unanimité des conducteurs et de leurs Triumph, nous choisissons le parcours sportif pour rallier Calvi : 28 km d’une route étroite et sinueuse sans l’ombre d’un village, alternant des vallées désertes et de minuscules plaines... Merci à nos braves Triumph qui ont su relever le défi des nids de poule et autre bitume rapiécé, sans jamais se plaindre et sans tomber en panne. Nos dos ne peuvent pas en dire autant… Et là, au bout d’un court chemin pris sur la droite, Notre-Dame-de-la-Serra, une petite chapelle ornée d’ex-voto superbes offre un panorama de la citadelle de Calvi qui nous laisse sans voix. Vite, vite, partons à la découverte de la ville. Nous avons aimé arpenter les ruelles escarpées de la citadelle, celles tout aussi étroites de la vieille ville, puis boire un verre le long du petit port de plaisance… Mais déjà il faut mettre le contact, nos Triumph répondent toujours présentes. Direction Algajola pour deux nuits.

 

29 septembre

2011 Wonderful Corsica Scandola PanoramaLa Balagne, véritable jardin de la Corse nous attend. Au hasard des itinéraires conseillés par nos « guides Michel’s », nous traversons des villages perchés, des champs d’oliviers, de céréales, des vergers, le vert prédomine et où que se porte notre regard, partout la mer bleu marine et turquoise en fond d’écran. Belgodère, Occhiatana, Speloncato, Feliceto, Muro, des noms qui chantent la Corse et nous enchantent à la fois. Notre déjeuner est programmé « Chez Léon », un restaurant corse renommé au centre de Cateri, l’un de ces beaux villages que nous parcourons avant de replonger vers L’île-Rousse. Objectif ? Faire une promenade « marine » à la découverte de l’îlot de la Pietra fièrement surmonté d’une tour génoise et d’un phare haut de 50 m. Quel vent et quelle vue sur la ville et le port dans la lumière d’une fin d’après-midi automnal ! Nos Triumph toujours vaillantes nous ramènent à l’hôtel. Après une courte baignade en mer, il est l’heure de se préparer pour la soirée corse. Ah, n’oublions pas qu’à l’heure de l’apéritif, un vin d’orange excellent, nous avons tous ensemble souhaité une bonne fête à Michèle et Michel et un joyeux anniversaire à Jean-Pierre. Plus tard dans la soirée, la voix chaude d’un chanteur corse accompagné de deux guitaristes aguerris nous a conquis. Désormais le tango corse n’a plus de secrets pour nous !..

 

2011 Wonderful Corsica Scandola Rocher30 septembre

Le dernier jour sur l’île, déjà... En route pour Corte par une route d’altitude là encore à couper la souffle tant les paysages ocres un peu lunaires du col de Colombano (692 m) tranchent avec la mer omniprésente au loin... A Corte, à droite toute, direction la vallée de la Restonica. La montée de 15 km est lente, par endroits, la « route » est très étroite, rythmée par la découverte des piscines naturelles qui, plus nos braves Triumph grimpent, laissent la place à de véritables gorges dominées par des sommets culminant à 2.000 m pour certains. Les pins montagnards nous entourent. Au terminus de la route, à 1.300 m d’altitude, nous découvrons les bergeries de Grotelle et leurs moutons qui descendent la paroi à pic de la montagne au son de leurs clochettes. Une fois le fromage de brebis goûté puis acheté, demi-tour, la descente commence jusqu’au restaurant situé tout en bas, à même la rive de la Restonica. Le déjeuner terminé, en route pour la côte est de a Corse, Bastia en point de mire via une large route nationale fréquentée qui nous fait regretter les petites routes empruntées jusqu’alors. Le léger embouteillage aux abords de Bastia, à nous la vieille ville et le joli port de plaisance au crépuscule. Ce sera notre dernière balade avant de reprendre le bateau. Nous achetons coppa, saucisson et autres fromages dans la minuscule boutique recommandée par Michèle (super !!!). 2011 Wonderful Corsica PianaC’est déjà l’heure de retrouver nos Triumph puis la file d’embarquement pour le bateau. Et que faire en attendant le bateau ? Boire un verre de vin rouge ou rosé corse accompagné de saucisson corse bien sûr, le tout servi sur le capot de la MG d’Alexandre !!! A 21h30, au revoir la Corse mais, promis, à bientôt…

 

Au-delà de ces cinq jours intenses que nous avons tenté de vous faire vivre ou revivre, ce sont avant tout une ambiance, des partages, des rencontres, des moments chaleureux, épiques, gais et forts à la fois qui resteront gravés dans nos mémoires. Le programme en semi-liberté, la taille du groupe, le choix et la qualité de l’hébergement et de la restauration, la période automnale et la beauté sauvage de cette île ont permis de rendre inoubliable ce Wonderful Corsica. Avant de refermer l’album des souvenirs, nous avons une pensée amicale pour le « testeur » de Triumph, le benjamin de notre groupe Pierre qui, avec sa jeunesse, sa fougue, sa bonne humeur et sa large connaissance du monde mécanique, a fait souffler un vent frais bien agréable tout au long du voyage. Roulez en paix « Triumphistes », la relève est assurée... N’oublions pas un grand coup de chapeau et un immense merci aux concepteurs du circuit pour leur disponibilité et leur assistance permanentes : le cru 2011 du Wonderful Corsica était vraiment fort en goût. En tout cas, il porte bien son nom, ce dernier a été à l’image des « Michel’s » : généreux et... merveilleux. A quand le prochain ?

 
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0000 Panorama Franche Comte
23
ème Triumph Event

 

0000 DiaporamaJura franco-suisse

 

2 au 5 juin 2011
par Jean-Paul Lamy - Région Auvergne

2011 Event Jura Malbuisson Lac  
  
 
Event encore, Triumph toujours

Le succès du Triumph Event se confirme d’année en année, le nombre de participants ne cessant de croître. Quatre vingt treize équipages se retrouvent ainsi dans le Jura, près de la frontière suisse. Pour remercier nos amis helvètes, qui participent assidument à tous les Events depuis plusieurs années, le Triumph Club de France a tenu à organiser conjointement avec eux cette 23ème édition. La présence de nos amis hollandais, belges et britanniques confirme le côté international de notre manifestation emblématique. Un anglais et un allemand nous font même l’honneur de venir par la route au volant du mythique prototype TS2, ancêtre de la prestigieuse lignée des roadsters TR qui font notre bonheur, quel plaisir de les accueillir.

 

2011 Event Jura Malbuisson HotelUn accueil de congrès international

Comme à l’accoutumée, nos charmantes hôtesses accueillent les nombreux équipages à l’Hôtel du Lac de Malbuisson, sur la rive du lac de Saint-Point. Malgré sa taille impressionnante, l’hôtel ne peut héberger tous les participants et doit en répartir certains dans d’autres hôtels du voisinage immédiat. Heureusement, la salle à manger de l’Hôtel du Lac s’avère assez grande pour nous accueillir tous pour le diner. La vue de cette immense salle regroupant tous les participants est impressionnante. Nous apprécions à sa juste valeur la gentillesse et l’efficacité de la famille gérant l’établissement.

 

Les Triumph sont là…

Triumph TS2Patrice Guérin et Cyril Fessy, vêtus de ce gilet jaune ou orange si seyant, veillent à ce que les voitures soient alignées avec soin. Le vaste parking de l’hôtel est fort animé, avec des minis débats impromptus et moult conseils qui ne demandent qu’à être vérifiés. Les chiffons lustreurs et les produits cosmétiques sont de sortie. Beaucoup de capots sont levés, les vérifications de routine vont bon train, comme les réglages de dernière heure. On débarque les deux TR2 arrivées sur un plateau. Le prototype TS2 fait une entrée remarquée. Tout le monde admire la rare teinte géranium d’un splendide roadster TR2, le 111° exemplaire produit, avec ses étonnants bagages assortis.

Triumph TR2 GeraniumLes commentaires amusés fusent devant certaines voitures. Une Spitfire arbore une surprenante robe rose pailletée, style Barbie à Las Vegas. La calandre d’une Stag est curieusement montée à l’envers, le pauvre cervidé ayant les cornes en bas. Que dire enfin de la Stag verte, d’une couleur impossible que seuls des anglais sérieusement shootés pouvaient imaginer, qui est désormais célèbre dans le club, on s’y habitue.

Un petit mot de consolation pour les quelques malheureux que leur belle mécanique a trahi d’entrée et qui arrivent au volant d’une voiture de location, certes banale mais si rationnelle. L’essentiel est qu’ils puissent participer à cette belle manifestation. Qu’ils n’aient pas honte de leur monture, il y a bien déjà une Caravelle !

 

Triumph Géranium sous la neigeUn lac si discret… en Suisse

Après un petit déjeuner pris de bon matin, le parking se vide progressivement et l’interminable convoi des Triumph s’ébranle vers la frontière suisse. Un hollandais, au volant de l'exceptionnelle TR2 couleur géranium déjà citée, rappelle que selon un usage bien établi, une TR ne se conduit que « nature et découverte », quel que soit le temps. Lausanne BrouillardPour prouver sa détermination, il extrait du coffre de sa voiture la photo saisissante de froid qui illustre cet article. Mais certains ignorent délibérément son conseil !

Un ciel gris et une brume matinale épaisse sont au rendez-vous et c’est avec humour que les participants s’arrêtent docilement aux différents points de vue recommandés par le road-book. Les illustrations des tables d’orientation nous montrent ce que nous aurions du voir, dommage ! Cela n’empêche pas certains de s’exclamer, comme il sied, sur la beauté du panorama, quel talent !

 

La caverne d’Ali Baba

En descendant vers Neuchâtel, nous sortons enfin du nuage pour aller visiter une collection automobile privée, rassemblée  par un banquier aujourd’hui disparu, qui n’ouvre que rarement ses portes Cortaillaud Musee Renaudà quelques privilégiés triés sur le volet. Merci Adrien d’avoir su convaincre le gardien de ce temple insoupçonné de recevoir simultanément une foule aussi nombreuse. Quelle n’est pas notre surprise de découvrir quelque quatre-vingt merveilleuses voitures, toutes aussi prestigieuses les unes que les autres et conservées dans un état fabuleux. Beaucoup de ces Rolls-Royce, Isotta-Fraschini, Maybach, Duesenberg, Monteverdi, Bugatti et autres marques aussi prestigieuses, ont une histoire originale, renforçant si besoin était la valeur de cette collection difficilement estimable. Le décor de ce musée confidentiel est à la hauteur des voitures exposées, avec affiches et bibelots d’époque. Malheureusement le temps nous est compté et c’est à regret qu’il nous faut quitter tous ces trésors cachés.

 

Tous à la mine

Val de Travers Mine Wagon LitEn route vers le Val de Travers, haut lieu de la montre suisse, non pour s’intéresser à l’industrie horlogère, mais pour visiter une mine d’asphalte, dont l’exploitation a cessé il y a quelques années. D’entrée, nous découvrons le Café des Mines, avec son décor de planches qui rappelle davantage le Far-West que les montagnes d’Helvétie. On nous sert la spécialité locale, un apéritif à l’absinthe, avant le déjeuner « à Val de Travers ». Réchauffés par le soleil enfin revenu, il nous faut ensuite attendre l’horaire plutôt tardif d’ouverture de la mine, rigueur suisse oblige ! Ce long laps de temps est méthodiquement mis à profit : sieste réparatrice pour les uns, le wagon-lit c'est idéal (photo), découverte de la cuisson du porc dans l’asphalte pour les autres, c’est d’un banal !

Val de Travers Mine GroupeScindés en plusieurs groupes qui se mélangent parfois, faute d’intervalle suffisant, nous parcourons longuement un dédale de souterrains obscurs, un casque vraiment inesthétique sur la tête et une lourde lampe de mineur à la main : look assuré. Ah, qu’il est dur de comprendre les explications souvent humoristiques de nos guides, avec leur accent à couper au couteau suisse. Oh, qu’il est difficile d’entrevoir les écrans de cinéma cachés dans les recoins obscur des galeries, mais ne soyons pas médisants, le premier rang d’au maximum trois personnes aurait paraît-il pu distinguer quelque chose. On connaissait le cinéma muet, pas encore le cinéma aveugle ! Après la nuit et le froid des galeries, nous retrouvons avec plaisir la lumière et la chaleur du jour, le soleil radieux voulant sans doute faire oublier sa longue grève du matin.

 

Retour sur France

Malbuisson ParkingCertains d’entre nous appréhendent le passage de la frontière. Cette crainte s’avère inutile car les gabelous des deux pays se « montrent invisibles », au grand dam de certains qui ressentaient déjà une si agréable montée d’adrénaline. Si les douaniers avaient été là, ils auraient sans doute soupçonné un trafic illicite de Triumph à grande échelle. Nous retournons à l’hôtel par des petites routes fort agréables. Délit d’initiés : certains hérétiques, au risque d’être excommuniés par le club, oublient le sacro-saint road-book et empruntent des chemins de traverse pour admirer le fort de Joux, mais on ne citera pas le nom de ces impies.

A l’hôtel, Bernard nous présente la prochaine édition de l’Entente Cordiale, qui aura lieu cette année dans le Val de Loire, le premier week-end d’octobre. Finis les amateurs, un photographe « officiel » propose des photos des participants, saisis en pleine action au volant de leur bolide. Le premier tirage est offert par le club, un grand merci. La file d’attente pour choisir ses photos est interminable.

Les boutiques française et suisse connaissent un grand succès, une bousculade digne d’un jour d’ouverture des soldes, dans l’ambiance chaude et colorée d’un souk marocain. Notre grand magasinier et ses charmantes vendeuses sont assaillis de tous côtés par une foule pressante, atteinte d’une irrépressible fièvre acheteuse. Le précieux stock fond à vue d’œil. C’est pour le plus grand bonheur du trésorier qui encaisse sans hésitation ni faiblesse, insensible à cette activité bourdonnante. Enfin, allez savoir pourquoi, quelques regards restent fixés sur le grand parapluie Triumph servant de bien sommaire cabine d’essayage.

 

Ornans PanoramaLa belle Hécatombe

De bon matin, en route pour le Doubs avec l’attaque d’un Col de la République, encore un ! Et là, dès les premiers coteaux, c’est le début d’une hécatombe. Sa TR3A se montrant capricieuse, un équipage auvergnat, prudent et avisé, a préféré « assurer » avec sa belle Porsche, mais ne voilà-t-il pas que c’est elle qui tombe en panne ! La légendaire fiabilité allemande ne serait-elle que proverbiale ? Mais l’humour anglais frappe aussi les Triumph. Une belle TR3 méridionale, d’un vert olive original et charmeur, perd au passage quelques rapports de boîte, mais elle pourra continuer cahin-caha. Plus cocasse, une autre TR3 venue de la riviera perd une dent de grande couronne, c’est le « pont » de l’Ascension ! La pauvre Triumph des bords de mer attendra les secours en montagne, au beau milieu du magnifique et impressionnant défilé d’Entre-Roches. Une jolie Spitfire a ses vapeurs, un coup de pompe (à eau), on lui prodigue des sels et elle parvient à repartir sous bonne escorte vers son Auvergne d’attache. Pour clore cette série noire, une splendide TR5 PI « valencia blue » se met à « ratatouiller » et son propriétaire, furieux ou vexé, voire les deux, l’abandonne derechef. Mais il pardonnera vite à sa belle, on le connaît !

 

Republique du Saugais Tuye HotesseIncursion en république du Saugeais

Au sortir des belles gorges d’Entre-Roches, un peu avant la capitale Montbenoît, nous pénétrons incognito dans la république du Saugeais, enclave gauloisement indépendante, inconnue jusque-là de presque tous. Le redoutable douanier de ce micro-état, sanglé dans son bel uniforme, sait se montrer bienveillant à notre égard et nous dispense de taxe, l'octroi républicain local étant exigible en écus du Saugeais. Nous sommes accueillis au Tuyé de Papy Gaby, gigantesque fumoir à jambons, lards et saucisses en tous genres. Une joyeuse hôtesse à l’air futé nous explique malicieusement, avec un accent du terroir marqué, l’art de fumer. Mais surtout, elle nous fait découvrir les traditions et coutumes de sa petite république, assez folkloriques il est vrai. A l’écouter, nous la croyons volontiers, il existerait encore des campagnes où l’on sait s’amuser. Et pendant ce temps, des amas de saucisses de Morteau et des quantités inavouables de bouteilles de vin jaune d’Arbois sont discrètement calés dans les recoins cachés des Triumph, sous le regard complice du douanier.

 

Saut du Doubs CascadeLa croisière s’amuse

Au terme d’une jolie route serpentant le long de la vallée, nous atteignons l’embarcadère habituel des bateaux emmenant les visiteurs vers le célèbre saut du Doubs. Mais c’est marée basse avec la sécheresse. Le niveau de l’eau ne permet plus à nos bateaux d’accoster. Nous abandonnons nos belles voitures et nous partons vers l’aval dans de vieux cars scolaires, n’est-ce pas un comble pour un respectable club de voiture anciennes ? Nous embarquons sur trois bateaux-restaurants : l’organisation est rodée et le programme minuté : apéritif, entrée et plat principal sur le trajet aller, dessert et café sur le chemin du retour. Entre la poire et le fromage, nous arpentons les petits chemins boisés qui mènent aux belvédères qui surplombent les chutes du Doubs, un peu faiblardes en raison du manque d’eau, mais tout de même impressionnantes. Un bel orage précipite le retour vers les bateaux.

 Saut du DoubsA l’aller comme au retour, la croisière est plutôt animée. Au fil de l’eau, notre capitaine galonné abandonne souvent la barre (!) pour commenter à profusion le site, son histoire, le sapin qui pousse à l’envers en haut de la falaise, le chamois et le castor de service qui apparaissent au bon moment... Ses deux équipières servent le repas et jouent de l’accordéon : fermons les yeux, on n’est plus en Franche-Comté, mais du côté de Nogent... Notre ami Marcel profite ainsi d’une leçon impromptue de piano à bretelles. Déchaînés, nos camarades suisses allemands s’éclatent en chantant à tue tête les rengaines de guinguette jouées avec entrain par nos serveuses accordéonistes. Les décibels pleuvent, c’est la fête. De retour à quai, tout le monde quitte les navires à regret.

 

Malbuisson BanquetSi le fromage m’était Comté

La pluie cesse par intermittence. Nous retrouvons nos voitures et prenons le chemin de Métabief, non loin de notre hôtel, enchaînant les petites routes de moyenne montagne sous quelques ondées. Nous sommes attendus dans une entreprise typique de la région, la Fromagerie du Mont d’Or. Nous saurons tout, tout, tout sur le Comté, film pédagogique et visite commentée à l’appui. Nos amis font des emplettes de fromage, de miel et autres produits locaux. Cette fois-ci, les coffres des Triumph sont pleins à craquer. Puis tout le monde s’en retourne à l’hôtel, se faire beau pour la grande soirée de l’Event.

Malbuisson Couple DormalLe grand soir

La soirée de gala tant attendue arrive. Le buffet habituel cède la place à un repas servi à table. Chacun se regroupe selon ses affinités. La convivialité est au rendez-vous, le champagne aidant. Cerise sur le gâteau, les mots « Triumph Club de France » sont inscrits sur le dessert. Le Président Jacques Chazaud y va de son petit discours et remet les récompenses habituelles aux plus méritants. Il donne la parole aux acteurs marquants de cet Event, notamment Chris Hale, le courageux sujet de sa gracieuse majesté qui a piloté la TS2 superbement restaurée jusqu’à nous.

Nous apprenons que la prochain Event aura lieu dans les Landes et au Pays Basque, avec Bayonne pour port d’attache, mais nous n’en saurons pas plus, il faut savoir distiller les bonnes surprises. Souhaitons bien du courage aux organisateurs Marc Dormal et Charly Madaj. Nous sommes sûrs qu’ils sauront nous concocter un Event à la hauteur de celui-ci. La soirée se poursuit tard dans la nuit sur des airs de jazz manouche, pour le plus grand bonheur des participants.

 

Doubs PanoramaUn dimanche à la campagne

Le départ est un peu moins matinal cette fois-ci, car l’horaire est libre. Nous découvrons l’autre rive du lac de Saint-Point, puis nous mettons le cap sur les célèbres gorges de la Loue. Nous sommes loin d’être déçus. La vallée est splendide, verte et variée, surtout vue des promontoires proposés par l’excellent road-book. Ornans mérite bien son titre de Venise de Franche-Comté. Jura SalinsLa route qui suit la Loue est un vrai bonheur, sans trop de monde en cette saison. C’est une étape idéale et les Triumph s’en donnent à cœur joie. Nous arrivons pour déjeuner à Salins les Bains, au restaurant « Le Ranch » dominant la Furieuse, le bien nommé petit affluent de la Loue.

Après un excellent repas, c’est le temps des adieux : derniers échanges, poignée de mains ou fricassée de museau assaisonnée du choc des lunettes. Un couple inattendu entame même un rock endiablé sur le parking. Puis c’est le départ, de petits convois se formant pour l’occasion en fonction des destinations.

 

En attendant le prochain Event

Bientôt donc l’Event Adour. Mais ne quittons pas notre édition franco-suisse d'aujourd'hui sans féliciter et remercier nos organisateurs : Adrien Adatte et Georges Magris, Bernard Quinty et Patrice Guérin, sans oublier tous ceux qui les ont aidés. Un grand merci aussi à leurs épouses, qui certes ont beaucoup souffert,  mais qui les ont si bien secondés.

En attendant de nous retrouver l’an prochain au Pays Basque, nous aurons surement l’occasion de nous rencontrer au cours des balades interrégionales et régionales que nous apprécions tant. N’est-ce pas qu’il est formidable, notre Triumph Club de France !


0000 Equipages  

PS : Veuillez me pardonner d’avoir été si long, mais il y avait tant à dire…

 


 
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0000 Panorama Bourgogne

0000 DiaporamaEntente Cordiale


Un beau week-end d’été dans l’auxerrois


4 - 5 septembre 2010
par Jean-Paul Lamy - Région Auvergne

 

2010 Entente Cordiale MGV8 et FrogeyeIl reste encore beaucoup à apprendre aux membres du Triumph Club de France pour mettre leur apparence en harmonie avec le style leur jolie voiture. Beaucoup de nos amis des clubs MG, Spridjet et Sunbeam arboraient fièrement de splendides bacchantes au look certes rétro, mais « so british ». Si nos charmantes compagnes avaient su revêtir les élégantes tenues qui leur vont si bien, il ne manquait aux hommes que le cigare, le tweed et le casque de cuir, façon Goodwood, mais patience !

Prudente ou timide, la seule voiture française de la manifestation a préféré tomber malade plutôt que de mourir de honte face aux jolies petites anglaises de sa Gracieuse Majesté. Ces ravissantes britanniques, découvertes pour mieux profiter du soleil estival, ont arpenté le pavé historique de cette Bourgogne chargée d’histoire, faisant rougir de plaisir leur chevalier servant et quelques touristes de passage, tout ébaubis.

Après l’eau, le vin ! Le premier rassemblement eut lieu aux sept écluses de Rogny, histoire d’en finir une fois pour toutes avec les histoires d’eau. Ensuite tout le monde s’est retrouvé à la porte occidentale du terroir viticole : Saint Fargeau. Que du beau monde sur le parterre du noble château : trois Alpine, trois Sprite, quatre MG, seize Triumph, de tous types et de toutes nuances. Ce site de Saint Fargeau nous a surpris par son ampleur et lors de la visite des lieux, les équipages n’ont plus vu le temps passer. Après un repas en plein air, toujours sous un soleil de plomb, nos cabriolets se sont allègrement esbaudis sur les petites routes sinueuses de Bourgogne. Rouler au grand air sous un beau soleil d’été, quel plaisir !

2010 Entente Cordiale AuxerrePour l’un des deux groupes formés pour l’occasion, une charmante guide a su éveiller avec malice l’intérêt mitigé que nous portions de prime abord à la ville d’Auxerre, plutôt banale nonobstant son patrimoine architectural et son port fluvial, quel talent ! Nous avons ensuite partagé un excellent dîner le long des quais mariniers de l’Yonne. Après le mot de bienvenue de nos organisateurs, Marie-Odile et Bernard Rousseau, efficaces et discrets comme à l’accoutumée, c’est un Alain Bréchet plein de verve et d’humour qui a agrémenté la soirée d’un strip-tease inattendu et étonnant, effeuillant tour à tour le maillot des différents clubs de son cœur. Force fut de constater qu’ils sont nombreux !

Le lendemain, nos autos d’antan ont parcouru les petites routes qui serpentent au milieu des collines de Chablis, toutes plantées de vignes bien prometteuses alignées au cordeau. Nous n’avons pas été déçus. La visite du domaine Régnard nous a fait prendre conscience de la réussite insolente de la viticulture haut de gamme, dans un monde agricole pourtant déprimé. Ici rien n’est trop beau pour ces chers, très chers grands crus. Havre de fraicheur dans cette journée caniculaire, nous avons bien apprécié le caveau de dégustation.

Ce dimanche à Chablis, c'était jour de marché, dans une ambiance chaude et colorée. Au pays des vignes, les plus malins d’entre nous ont profité de l’aubaine pour faire leurs emplettes de splendides cèpes. Puis ce fut le temps d’un excellent déjeuner, arrosé des bons produits du cru. Ensuite, chacun a repris la route vers sa région d’origine, dans toute la France mais aussi vers l’Helvétie pour l’équipage le plus courageux.

Ce tournoi amical, si apprécié des quatre équipes de marque, vient de connaître une troisième édition couronnée de succès et l’entente fut plus que cordiale.

 
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